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Nouvel incendie à la décharge de Bonaire, les habitants demandent une intervention à La Haye

Publié le 18 janvier 2026 à 00h32. Un nouvel incendie ravage la décharge controversée de Bonaire, exacerbant la colère des habitants qui réclament une intervention plus rapide et contraignante des autorités néerlandaises face à un problème de gestion…

Nouvel incendie à la décharge de Bonaire, les habitants demandent une intervention à La Haye

Publié le 18 janvier 2026 à 00h32. Un nouvel incendie ravage la décharge controversée de Bonaire, exacerbant la colère des habitants qui réclament une intervention plus rapide et contraignante des autorités néerlandaises face à un problème de gestion des déchets persistant.

  • Pour la deuxième fois en une semaine, un incendie s’est déclaré dans la décharge de Bonaire, libérant des fumées toxiques sur les zones résidentielles.
  • Les habitants exigent que La Haye prenne en main la gestion des déchets de l’île, estimant que le gouvernement local n’agit pas assez vite.
  • Une solution temporaire de transport des déchets vers les Pays-Bas pour tri et traitement est proposée, malgré son coût élevé.

La fumée noire s’élève à nouveau au-dessus de Lagun, contraignant les riverains à quitter leurs foyers, comme lors des précédents incendies. Les pompiers tentent de contenir les flammes, mais se concentrent surtout sur le confinement du sinistre. La situation met en lumière un problème de gestion des déchets qui perdure depuis des années à Bonaire, suscitant une frustration croissante parmi la population.

Selon la fondation Pro Lagun, la situation a dépassé les limites de ce que l’île peut gérer seule. L’organisation estime que le problème des déchets est d’une ampleur telle qu’il nécessite une intervention directe de La Haye.

« On ne peut pas laisser cela à un village comme Bonaire », déclare Jan Verbeek de la fondation. « Si cela devait se produire sur l’une des îles des Wadden, des mesures auraient été prises depuis longtemps. »

Jan Verbeek, fondation Pro Lagun

Les habitants proposent une solution d’urgence : le transport temporaire des déchets vers les Pays-Bas pour tri et traitement. Une mesure coûteuse et complexe, reconnaissent-ils, mais jugée inévitable.

Parallèlement, ils insistent sur la nécessité d’une mise en place immédiate du tri des déchets à la source, séparant les déchets organiques (légumes, fruits, jardin) des gravats de construction. Cette approche permettrait de réutiliser une partie des déchets localement et de réduire le volume à éliminer. Ils préviennent que le maintien du statu quo ne fera qu’aggraver les coûts à long terme en raison des incendies, des risques sanitaires et des dommages environnementaux.

Le gouvernement insulaire reconnaît l’urgence de la situation, mais privilégie une approche différente. Clark Abraham, le conseiller chargé de l’environnement et de la gestion des déchets, souligne qu’il est impératif de mettre en place un système alternatif avant de pouvoir stopper les déversements. Il indique que des travaux sont en cours sur le tri des déchets, le recyclage et de nouvelles méthodes de traitement, potentiellement en dehors de l’île ou dans un cadre régional. L’objectif est d’arrêter le dumping d’ici 2028 au plus tard, mais les risques d’incidents demeurent jusqu’à cette date.

« Tant que nous continuerons à jeter des déchets, des situations comme celle-ci continueront à se produire », déclare Abraham. « Il n’existe aucune décharge au monde où le feu ne se déclare jamais. »

Clark Abraham, conseiller chargé de l’environnement et de la gestion des déchets

La commission souligne que des mesures sont déjà prises, mais reconnaît que celles-ci ne suffiront pas à prévenir les incendies tant que les décharges continueront d’exister et qu’un centre de tri et de traitement ne sera pas opérationnel.

Selon Jan Verbeek, le gouvernement devrait également garantir la sécurité des riverains si des solutions structurelles ne sont pas mises en œuvre rapidement. Il évoque un rapport de l’Institut néerlandais des droits de l’homme qui conclut que les habitants locaux sont exposés à un environnement de vie dangereux.

La divergence entre les positions des habitants et du gouvernement local ne porte pas sur l’analyse du problème, mais sur le rythme et les modalités d’intervention. Le gouvernement s’engage déjà par le biais d’accords, de financements et de soutien, mais les habitants estiment que cela se fait trop lentement et que la mise en œuvre dépend trop de l’île.

Alors que le gouvernement insulaire et La Haye se sont engagés dans un processus pluriannuel jusqu’en 2028, les habitants estiment que la situation exige une action plus directe et plus contraignante de la part des Pays-Bas. Ils considèrent le gaspillage comme un coût inévitable et préviennent que tout retard finira par coûter plus cher.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.