Washington relance ses critiques envers New Delhi, cette fois en remettant en question le financement américain de l’intelligence artificielle développée en Inde. Ces nouvelles tensions interviennent dans un contexte déjà fragilisé par les droits de douane imposés par l’administration Trump.
Peter Navarro, ancien conseiller commercial de la Maison Blanche, a exprimé ses doutes quant à l’utilisation par les États-Unis de ressources pour soutenir l’intelligence artificielle indienne. Lors d’une interview diffusée le 17 janvier 2026 sur La Vraie Voix de l’Amérique, il a déclaré : « C’est comme si les Américains payaient pour l’IA en Inde. Chat GPT fonctionne sur le sol américain, utilise l’électricité américaine et dessert un grand nombre d’utilisateurs, notamment en Inde, en Chine et ailleurs dans le monde. C’est donc un autre problème qui doit être résolu. »
Ces commentaires s’ajoutent à une série de désaccords entre Washington et New Delhi. L’administration Trump avait déjà imposé un droit de douane de 50 % sur les produits indiens, incluant une surtaxe de 25 % sur le pétrole brut russe acheté par l’Inde. Par ailleurs, la volonté affichée par Donald Trump de mettre fin au conflit entre l’Inde et le Pakistan en mai de l’année précédente, ainsi que la nouvelle politique d’immigration américaine, ont également contribué à tendre les relations bilatérales.
L’année dernière, M. Navarro avait déjà critiqué vivement l’Inde pour ses achats de pétrole russe, les qualifiant d’« argent du sang », et dénoncé les tarifs douaniers élevés, allant jusqu’à qualifier l’Inde de « Maharajah des tarifs douaniers ». Il avait affirmé que New Delhi n’avait pas eu recours à des achats massifs de pétrole russe avant le conflit en Ukraine.
New Delhi a réagi en affirmant qu’elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts nationaux et sa sécurité économique, comme toute grande économie. M. Navarro avait également critiqué les pays membres du groupe BRICS, affirmant que « l’essentiel » est qu’aucun d’entre eux ne pourrait survivre sans vendre aux États-Unis, et que leurs pratiques commerciales étaient déloyales, les comparant à des « vampires qui nous sucent le sang ».