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LifeArc et la Fondation Global Alzheimer’s Platform

by Sophie Martin

Publié le 19 janvier 2026. Une nouvelle méthode de dépistage de la maladie d’Alzheimer, basée sur une simple prise de sang par piqûre au doigt, est actuellement testée dans le cadre d’une vaste étude internationale, offrant l’espoir d’un diagnostic plus rapide, moins coûteux et plus accessible.

  • Un essai clinique international évalue l’efficacité d’un test sanguin pour détecter les premiers signes de la maladie d’Alzheimer.
  • Ce test, réalisé à partir d’une simple piqûre au doigt, pourrait remplacer les examens coûteux et invasifs actuellement utilisés.
  • L’étude implique près de 900 participants au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, et vise à valider cette nouvelle approche diagnostique.

Des chercheurs du Royaume-Uni, des États-Unis et du Canada mènent actuellement une étude de grande envergure pour déterminer si une simple analyse sanguine, obtenue par piqûre au doigt, pourrait constituer un outil fiable pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer. L’essai, mené dans le cadre de la Fondation Globale Alzheimer’s Platform® (GAP), compare les niveaux de trois protéines spécifiques dans le sang – tau phosphorylée 217 (pTau217), protéine acide fibrillaire gliale (GFAP) et polypeptide léger des neurofilaments (NfL) – aux méthodes de diagnostic actuelles, qui impliquent des scanners cérébraux coûteux et des procédures invasives.

L’avantage majeur de ce nouveau test réside dans sa simplicité et son accessibilité. Il utilise une carte de séparation du plasma, ce qui réduit considérablement les coûts et facilite sa mise en œuvre. Contrairement aux méthodes actuelles, l’échantillon sanguin n’a pas besoin d’être réfrigéré et peut être transporté à température ambiante vers un laboratoire pour analyse. Si les résultats sont concluants, ce test pourrait permettre un dépistage à grande échelle de la maladie d’Alzheimer, ouvrant la voie à une intervention plus précoce et à un ralentissement potentiel de la progression de la maladie.

L’étude Bio-Hermes-002, menée en partenariat avec l’organisation de recherche médicale à but non lucratif LifeArc et l’ Institut britannique de recherche sur la démence (UK DRI) et son usine de biomarqueurs, a déjà recruté 883 des 1 000 participants prévus, issus de 25 sites différents. Ce groupe diversifié comprend des personnes en bonne santé cognitive, des personnes présentant des troubles cognitifs légers et des patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. Plus de 360 participants ont déjà terminé le test.

Les chercheurs analyseront les échantillons sanguins pour détecter les biomarqueurs mentionnés et compareront les résultats avec d’autres tests en cours de développement, basés sur des biomarqueurs sanguins et numériques (tests de parole, scanners rétiniens, évaluations cognitives), ainsi qu’avec les examens TEP et IRM actuellement utilisés comme référence. Actuellement, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose sur des analyses coûteuses et, dans certains cas, sur des ponctions lombaires, des procédures invasives, onéreuses et souvent difficiles d’accès, en particulier dans les régions où les infrastructures de santé sont limitées.

« Au cours des cinq dernières années, des progrès substantiels ont été réalisés dans l’identification de biomarqueurs sanguins afin d’identifier les personnes présentant un risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer avant que leurs symptômes ne se manifestent. Le développement de tests moins chers, évolutifs et plus accessibles est essentiel dans la lutte contre cette maladie dévastatrice et pour ralentir la progression de la maladie à ses débuts. »

Dr Giovanna Lalli, Directeur de la stratégie et des opérations chez LifeArc

« L’introduction du test avancé de gouttes de sang séché est très attendue et la participation de LifeArc améliorera considérablement notre étude. L’utilisation d’un simple test sanguin a le potentiel de révolutionner le diagnostic en rendant un diagnostic rapide accessible à un plus grand nombre de personnes, y compris à celles qui ont un accès limité aux soins de santé spécialisés. »

John Dwyer, président de GAP

Le Professeur Henrik Zetterberg, responsable de l’usine de biomarqueurs du Dementia Research Institute du Royaume-Uni, souligne l’importance de la diversité des participants à l’étude : « Cette étude est unique par sa taille et sa portée, avec 30 % de volontaires recrutés dans des groupes sous-représentés. Il est important de noter que les résultats seront comparés aux techniques de diagnostic de référence actuelles. En cas de succès, la possibilité de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avec une méthode peu invasive et rentable révolutionnera le diagnostic dans ce domaine et ouvrira la voie à un meilleur diagnostic de toutes les maladies neurodégénératives. »

L’histoire de Michel Sandberg, médecin généraliste londonien, illustre l’impact personnel de cette recherche. Sa mère, Aline, a été diagnostiquée avec la maladie d’Alzheimer, et il a pu constater de près les conséquences de cette maladie. Grâce à sa participation à un essai clinique, sa mère a pu bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un accompagnement adapté, lui permettant de profiter pleinement de ses dernières années.

« J’ai vu l’essai Bio-Hermes-002 et cela m’a vraiment enthousiasmé. J’ai été ravi de découvrir que le résultat de mon test était négatif et c’est un énorme soulagement de savoir ce que ma mère a enduré. Pouvoir dépister les gens pour voir s’ils sont sur le point de développer une démence sans examens extrêmement coûteux ni ponctions lombaires va être fondamental si nous voulons exploiter le potentiel des nouveaux traitements et développer des tests simples et rentables. »

Michael Sandberg, médecin généraliste

Bien que des preuves supplémentaires soient nécessaires avant que ce test sanguin ne soit intégré au système de santé britannique (NHS), l’étude Bio-Hermes-002 vise à valider cette nouvelle approche sur une population vaste et diversifiée à l’échelle internationale. Les résultats de l’étude sont attendus en 2028. L’étude accorde une attention particulière à l’inclusion de groupes ethniques sous-représentés, reconnaissant que les populations noires et hispaniques sont deux fois plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer que les populations blanches, mais sont souvent sous-représentées dans les essais cliniques (étude de Nature).

Pour plus d’informations ou pour organiser des entretiens, veuillez contacter :

Andrew Stewart
Directeur de la communication chez LifeArc
[email protected] / +447970293826

SOURCE LifeArc

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