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En forme à un âge avancé : pourquoi la qualité du sommeil est plus importante que la durée

Publié le 2024-02-29 10:30:00. La qualité du sommeil, et non sa durée, devient un facteur déterminant pour la vivacité d’esprit des seniors. Une nouvelle étude révèle que les interruptions nocturnes, même brèves, peuvent altérer significativement les capacités cognitives…

En forme à un âge avancé : pourquoi la qualité du sommeil est plus importante que la durée

Publié le 2024-02-29 10:30:00. La qualité du sommeil, et non sa durée, devient un facteur déterminant pour la vivacité d’esprit des seniors. Une nouvelle étude révèle que les interruptions nocturnes, même brèves, peuvent altérer significativement les capacités cognitives dès le lendemain.

  • La qualité du sommeil est plus importante que la quantité pour maintenir les fonctions cognitives chez les personnes âgées.
  • Même 30 minutes d’éveil nocturne supplémentaire peuvent entraîner une baisse notable des performances mentales.
  • Privilégier la régularité et le repos plutôt que de simplement allonger le temps passé au lit est essentiel.

Alors que l’on a longtemps considéré que sept ou huit heures de sommeil étaient la norme pour une journée productive, une étude récente de l’Albert Einstein College of Medicine met en lumière un aspect souvent négligé : la continuité du sommeil. Les chercheurs ont constaté que les personnes âgées se plaignant de difficultés de concentration et de ralentissement cognitif ne souffraient pas nécessairement d’un manque de sommeil, mais plutôt d’un sommeil fragmenté.

L’étude, menée auprès de 261 participants de plus de 70 ans vivant de manière autonome et ne présentant pas de démence, a utilisé des dispositifs portables semblables à des montres connectées pour suivre précisément leurs cycles de sommeil pendant 16 jours. Parallèlement, les participants ont effectué régulièrement des tests cognitifs simples sur smartphone, évaluant leur vitesse de réaction, leur mémoire visuelle et leur attention – des compétences cruciales pour les activités quotidiennes, comme faire les courses, conduire ou prendre des médicaments.

Les résultats sont sans appel : ce n’est pas la durée totale du sommeil qui importe, mais la façon dont il se déroule. Les participants qui se réveillaient fréquemment pendant la nuit affichaient des performances cognitives significativement inférieures le lendemain, même s’ils avaient passé un nombre d’heures au lit considéré comme suffisant. En moyenne, les participants restaient éveillés plus d’une heure par nuit, répartie en de multiples courts réveils.

Selon Orfeu Buxton, responsable de l’étude,

« Se réveiller à plusieurs reprises pendant la nuit réduit considérablement la qualité du sommeil. »

Orfeu Buxton, responsable de l’étude

Le facteur déterminant pour la vivacité d’esprit n’est donc pas tant la durée du sommeil que son calme et sa continuité.

Cette sensibilité accrue aux perturbations du sommeil chez les personnes âgées s’explique par des changements physiologiques liés à l’âge. Avec les années, les phases de sommeil profond, essentielles à la restauration cognitive, tendent à diminuer, rendant le cerveau plus vulnérable aux interruptions.

Contrairement à une idée reçue, allonger le temps passé au lit ou faire des siestes ne compense pas un sommeil de mauvaise qualité. L’étude a démontré que ces stratégies n’amélioraient pas les performances mentales.

Pour améliorer la qualité du sommeil avec l’âge, il est donc recommandé de privilégier une routine régulière, un environnement de sommeil sombre et calme, et d’éviter l’exposition à la lumière des écrans le soir. L’utilisation de médicaments pour favoriser le sommeil est quant à elle déconseillée chez les personnes âgées en raison du risque accru de chutes.

En résumé :

  • La qualité du sommeil, caractérisée par l’absence d’interruptions nocturnes, est un facteur clé des performances mentales chez les seniors.
  • Même de courtes périodes d’éveil nocturne peuvent avoir un impact mesurable sur l’attention et la vitesse de traitement.
  • Il est plus important de favoriser un repos régulier et de qualité que de simplement accumuler des heures de sommeil.

À noter : Le déclin de la mémoire lié à l’âge passe souvent inaperçu jusqu’à ce qu’un seuil critique soit atteint, entraînant une détérioration soudaine des capacités cognitives. Des études longitudinales mettent en évidence les changements cérébraux sous-jacents à cette transition.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.