Sylvie Pioli, infirmière pendant 25 ans à l’hôpital de Martigues, voit son combat juridique s’intensifier. Après avoir obtenu la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle liée au travail de nuit, elle doit désormais faire face à l’appel de son ancien employeur, l’hôpital de Martigues, contre cette décision.
Une décision de justice inédite pour le secteur public
Après sept années de lutte acharnée, Sylvie Pioli a obtenu un résultat qui fera date. La justice a reconnu que son cancer du sein était directement lié à ses 25 années d’exercice en horaires de nuit. Cette décision de justice inédite constitue une première en France pour une infirmière travaillant au sein d’un hôpital public. Le verdict s’est appuyé sur des études scientifiques démontrant la corrélation entre la perturbation des rythmes biologiques et les risques oncologiques. Pour Mme Pioli, ce dénouement représentait l’aboutissement d’un long périple de santé et de justice.« Je peux dire que je suis très satisfaite. »

La contestation de l’hôpital de Martigues
Loin de se satisfaire de ce verdict, l’établissement de santé a choisi la voie de la contestation. Selon les informations rapportées par ICI Provence, l’hôpital de Martigues a décidé de faire appel de la décision. Ce recours place l’ancienne infirmière dans une situation d’incertitude renouvelée. Face à cette nouvelle offensive juridique, sa détermination reste intacte. Elle a d’ailleurs déclaré avec fermeté :« Je repars au combat. »