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No deal announced after Trump meeting to make ‘final determination’ on Iran

Le président Donald Trump a quitté vendredi une réunion dans la Situation Room de la Maison Blanche sans annoncer sa décision finale concernant un accord visant à suspendre la guerre avec l'Iran. Cette rencontre faisait suite à l'énoncé…

L'absence de « détermination finale » dans la Situation Room

Le président Donald Trump a quitté vendredi une réunion dans la Situation Room de la Maison Blanche sans annoncer sa décision finale concernant un accord visant à suspendre la guerre avec l’Iran. Cette rencontre faisait suite à l’énoncé de conditions strictes concernant le nucléaire et le détroit d’Ormuz.

L’absence de « détermination finale » dans la Situation Room

L’attente était palpable vendredi après-midi lorsque Donald Trump a mis fin à ses discussions avec ses conseillers. Selon un responsable de l’administration cité par CNBC, le président n’a pas communiqué sa décision sur l’approbation d’un accord destiné à mettre fin à un conflit armé qui dure depuis trois mois. Ce silence contraste avec la posture offensive adoptée plus tôt dans la journée sur Truth Social, où le président avait affirmé qu’il allait rendre sa « détermination finale » lors de cette séance. L’enjeu est colossal : le président a assorti son approbation d’une liste de conditions non négociables. Parmi elles, l’exigence que l’Iran s’engage « à ne jamais posséder d’arme nucléaire » et que le détroit d’Ormuz soit « immédiatement ouvert ». Trump a insisté pour que le passage soit libre « au trafic maritime sans restriction, sans qu’aucun péage ne soit imposé ». Sur le plan militaire, le président a indiqué que le blocus naval américain contre l’Iran dans le golfe d’Oman « sera désormais levé ». Toutefois, l’ambiguïté demeure sur le calendrier de cette mesure : il reste flou si cette levée est conditionnée à l’acceptation préalable des autres exigences américaines.

Le bras de fer sur le matériel nucléaire et l’AIEA

Le bras de fer sur le matériel nucléaire et l'AIEA
cluster (priority): cnbc.com
L’un des points les plus critiques concerne les sites nucléaires iraniens. Donald Trump a exigé que le matériel enrichi, enterré lors des attaques de l’année dernière contre les installations nucléaires de l’Iran, soit « déterré » par les États-Unis. Cette opération devra se dérouler « en étroite coordination et conjonction avec la République islamique d’Iran, ainsi que l’Agence internationale de l’énergie atomique, et DÉTRUIT ». Donald Trump, via CNBC L’implication de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) souligne la volonté américaine d’imposer une vérification internationale stricte. Pour Washington, la destruction physique du matériel enrichi est le seul gage de sécurité acceptable pour sortir de l’impasse actuelle.

Contradictions diplomatiques et le litige des 12 milliards de dollars

Trump heads to Situation Room to make ‘final determination’ on Iran deal
Tandis que la Maison Blanche reste silencieuse, Téhéran a réagi avec vigueur. L’organe de presse officiel iranien, Fars, a affirmé que les déclarations de Donald Trump « ont soulevé des questions qui contredisent les dispositions du texte de l’accord ». L’écart entre les deux versions est frappant, notamment sur deux points majeurs :
  • Le péage d’Ormuz : Fars soutient qu’il n’existe « aucune clause de ce type dans le texte de l’accord » concernant l’absence de péages.
  • Le démantèlement nucléaire : Le projet d’accord en discussion ne mentionnerait aucune référence au démantèlement ou à la destruction des matériaux nucléaires par l’Iran.
Le point de rupture semble être financier. Alors que Donald Trump a tranché en déclarant que « aucun argent ne sera échangé, jusqu’à nouvel ordre », Téhéran lie toute suite aux négociations à une condition sine qua non. Selon les informations de Fars, « la partie la plus importante de l’accord » réside dans « le paiement immédiat de 12 milliards de dollars d’actifs gelés de l’Iran ». L’Iran menace de refuser toute négociation supplémentaire si ce versement n’est pas effectué. Le président américain a minimisé les autres points de friction, affirmant que « d’autres points, d’une importance bien moindre, ont été convenus ». Cette divergence sur la valeur des concessions montre que les deux parties ne s’accordent même pas sur ce qui constitue le cœur du compromis.

Le mémorandum de 60 jours : un sursis fragile

Le mémorandum de 60 jours : un sursis fragile
cluster (priority): dictionary.cambridge.org
Malgré ces tensions publiques, un cadre diplomatique minimal subsiste. Un responsable de la Maison Blanche a confirmé l’existence d’un mémorandum d’entente de 60 jours. Ce document, initialement rapporté par Axios, vise à prolonger le cessez-le-feu actuel et à instaurer des discussions nucléaires. Ce mémorandum prévoit des mesures concrètes pour désamorcer la crise maritime :
Action Responsable Délai / Condition
Levée des restrictions dans le détroit Conjoint Immédiat (cadre du mémorandum)
Retrait de toutes les mines du waterway Iran Sous 30 jours
Levée du blocus naval États-Unis En réponse au retrait des mines
La fenêtre de 60 jours doit permettre de traiter les priorités absolues : l’uranium hautement enrichi et les objectifs d’enrichissement de l’Iran. C’est ici que se jouera la survie de l’accord. Si les exigences de destruction du matériel nucléaire demandées par Trump ne sont pas intégrées dans ce calendrier, le mémorandum pourrait ne servir que de transition vers une reprise des hostilités. L’impact immédiat de cette instabilité a déjà été ressenti sur les marchés mondiaux, avec une baisse des prix du pétrole suite aux publications de Donald Trump, signalant une tentative du marché d’anticiper une possible désescalade, malgré la virulence des propos échangés entre Washington et Téhéran.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.