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NASA Marches Toward Artemis III Mission in 2027, Names Crew Members

La NASA a nommé mardi l'équipage de la mission Artemis III, prévue pour 2027, comprenant quatre astronautes dont un pilote de l'ESA. Ce vol test en orbite terrestre basse validera l'amarrage entre le vaisseau Orion et les modules…

Le rôle crucial de l'ESA et l'équipage sélectionné

La NASA a nommé mardi l’équipage de la mission Artemis III, prévue pour 2027, comprenant quatre astronautes dont un pilote de l’ESA. Ce vol test en orbite terrestre basse validera l’amarrage entre le vaisseau Orion et les modules d’atterrissage de SpaceX et Blue Origin avant le premier retour humain sur la Lune en 2028.

Le rôle crucial de l’ESA et l’équipage sélectionné

L’annonce marque une étape majeure dans la stratégie de retour vers la Lune. L’équipage principal se compose de trois astronautes de la NASA — le vétéran Randy Bresnik, le détenteur de records Frank Rubio et Andre Douglas, qui effectuera son premier vol spatial — ainsi que de l’astronaute italien Luca Parmitano, représentant l’Agence spatiale européenne (ESA). Bob Hines a été désigné comme membre de réserve.

Le rôle crucial de l'ESA et l'équipage sélectionné
Photo: mezha.net
Le rôle crucial de l'ESA et l'équipage sélectionné
Photo: BBC

L’intégration de Parmitano est historique : c’est la première fois qu’un astronaute de l’ESA est affecté à une mission Artemis. Selon la NASA, l’équipage commencera immédiatement l’entraînement sur les systèmes d’Orion et participera au développement des versions de test des modules d’atterrissage commerciaux.

« Artemis III repoussera les limites des opérations spatiales en orbite. La nomination de Luca comme pilote reflète la profondeur de l’expertise européenne en vols spatiaux habités et s’appuie sur sa vaste expérience opérationnelle dans des situations de haute pression »

Josef Aschbacher, Directeur général de l’ESA

L’ESA ne se contente pas de fournir du personnel. Son module de service européen demeure l’élément critique qui alimente Orion, ancrant durablement l’Europe au cœur du programme.

L’objectif technique : réduire les risques en orbite basse

Contrairement aux attentes d’un alunissage immédiat, Artemis III fera office de répétition générale. La mission se déroulera en orbite terrestre basse (LEO), la même zone où opère la Station spatiale internationale, plutôt qu’en orbite lunaire. Ce choix tactique vise, selon Mezha.net, à « réduire le risque » avant l’atterrissage réel sur la Lune prévu pour 2028.

Le scénario est complexe : le lanceur SLS propulsera Orion depuis le Kennedy Space Center en Floride. Une fois en orbite, Orion devra démontrer sa capacité de rendez-vous et d’amarrage avec des versions de test des systèmes d’atterrissage humain commercial (HLS).

NASA Announces Crew of Artemis III, the Final Test Mission Before America Returns to the Moon
  • Séquence d’amarrage : Orion devra s’arrimer au module de Blue Origin, puis effectuer la même opération avec celui de SpaceX.
  • Tests critiques : Validation des interfaces systèmes, des logiciels, de la propulsion et des communications.
  • Durée : Un test intensif de deux semaines pour vérifier si les landers privés peuvent supporter un transfert d’équipage fiable.

L’enjeu est clair : s’assurer que les astronautes peuvent passer en toute sécurité d’un vaisseau gouvernemental à un module privé avant de s’aventurer à 384 000 kilomètres de la Terre.

L’alliance entre État et secteur privé

Le programme Artemis repose sur une architecture hybride. La NASA utilise la concurrence entre SpaceX et Blue Origin pour accélérer les solutions technologiques et compresser les coûts. Cette approche transforme la mission en une vaste campagne de lancements multiples, coordonnant les fusées les plus puissantes du monde.

L'alliance entre État et secteur privé

D’ici l’été, les ingénieurs connecteront le module d’équipage et le module de service d’Orion pour intégrer le système d’amarrage, qui volera pour la première fois lors de cette mission. Des tests supplémentaires sur le Space Launch System (SLS) pourraient avoir lieu dès la fin de l’année.

« Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape audacieuse dans le retour de l’humanité sur la Lune, en nous appuyant sur les fondations extraordinaires posées par les astronautes d’Artemis II »

Jared Isaacman, Administrateur de la NASA

L’objectif final est d’ouvrir la voie à Artemis IV, qui sera la première mission habitée visant spécifiquement le pôle Sud lunaire en 2028.

Enjeux géopolitiques et leadership spatial

Au-delà de la technique, Artemis III est perçue comme un outil de puissance. Dans un contexte de compétition accrue avec la Chine pour l’accès aux ressources lunaires, le Congrès américain voit dans cette mission un levier économique et stratégique.

Le sénateur du Texas Ted Cruz a qualifié l’annonce de « une affaire d’une importance capitale », affirmant que cette mission renforcera le leadership des États-Unis et aidera à sécuriser une présence lunaire américaine durable.

« Lorsque l’Amérique s’engage dans une mission, nous dirigeons et nous réussissons »

Ted Cruz, Sénateur des États-Unis

Brian Babin, membre de la commission Science, Espace et Technologie de la Chambre des représentants, a ajouté que le courage et le service de l’équipage aideraient à ouvrir un nouveau chapitre du voyage de l’humanité au-delà de la Terre.

Le succès d’Artemis III en 2027 déterminera si le calendrier pour 2028 est réaliste. Tout échec lors des manœuvres d’amarrage en orbite basse forcerait la NASA à revoir ses ambitions pour le pôle Sud, laissant potentiellement le champ libre à ses concurrents internationaux.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.