Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.

Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
L’agence Pharmac propose de supprimer les critères d’origine ethnique pour l’accès aux médicaments du diabète de type 2 en Nouvelle-Zélande, tout en abaissant le seuil de risque cardiovasculaire de 15 % à 10 %. Cette réforme, alignée sur une directive gouvernementale de septembre 2024, suscite une vive opposition chez les cliniciens et les élus Māori.
La réforme de Pharmac : élargir l’accès ou créer des barrières ?
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.

Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques

L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques. L’agence Pharmac prévoit de modifier les conditions de prise en charge pour trois médicaments spécifiques : l’empagliflozin, le dulaglutide et le liraglutide. Selon les informations rapportées par 1News, l’organisme propose de supprimer les critères d’éligibilité basés sur l’ethnicité tout en abaissant le seuil clinique de risque de maladie cardiaque requis pour accéder aux soins. L’objectif affiché est l’élargissement de l’accès. Pharmac estime que ce changement permettrait à 23 000 personnes supplémentaires par an de bénéficier de ces traitements d’ici cinq ans. Toutefois, cette vision est contestée. Un document interne préparé pour les administrateurs de Pharmac en mars a reconnu que la suppression du critère ethnique pourrait introduire de nouveaux obstacles pour les patients Māori et Pasifika. L’Obesity Treatments Advisory Group a notamment souligné que cela nécessiterait des tests supplémentaires et des visites médicales accrues. L’impact potentiel est quantifiable : le document estime que jusqu’à 7 000 Māori et Pasifika pourraient devenir inéligibles à ces médicaments sur une période de cinq ans. Pharmac nuance toutefois ce chiffre, précisant qu’il s’agit d’une estimation théorique, car certains patients remplissent plusieurs critères d’éligibilité simultanément.Le silence imposé aux cardiologues de Health NZ
Le conflit a pris une tournure institutionnelle lorsque des scientifiques de Health NZ ont affirmé être empêchés de s’opposer officiellement à ces changements. Le Cardiac Network, un groupe de spécialistes, a tenté de soumettre une objection formelle contre la suppression des critères ethniques, mais s’est heurté à un refus de sa direction. « Lorsque Pharmac a suggéré qu’ils pourraient supprimer ces critères, le Cardiac Network a souhaité déposer une soumission pour dire que nous nous opposons à la suppression des critères d’ethnicité. Et cela a été transmis à des membres seniors de Health NZ, qui ont interprété une directive du Cabinet comme signifiant que nous ne pouvons pas soumettre d’inquiétudes à Pharmac sur la base de l’ethnicité. » Martin Stiles, président sortant de la Cardiac Society, via RNZ Ce blocage repose sur une directive du Cabinet émise en septembre 2024. Ce texte stipule que « les services publics devraient être priorisés sur la base des besoins, et non de la race ». Le gouvernement soutient que les services ne doivent pas être alloués arbitrairement en fonction de l’identité ou de l’ethnicité, s’appuyant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Pour Sarah Dalton, directrice exécutive de l’Association of Salaried Medical Specialists (ASMS), cette situation revient à museler les médecins au profit de « caprices politiques ». Elle affirme que refuser d’écouter les spécialistes ne fera qu’aggraver l’état de santé des patients et causer des dommages évitables.L’absence de modélisation des risques pour les populations Māori
Le volet politique de l’affaire s’est intensifié avec les révélations de Te Pāti Māori. Debbie Ngarewa-Packer, co-leader du parti, a interpellé le gouvernement sur l’absence d’études d’impact concernant les complications liées au diabète chez les Māori. L’associé au ministre de la Santé, David Seymour, a confirmé par écrit qu’ « aucune modélisation des complications liées au diabète pour les Māori n’a été réalisée », selon Te Ao Māori News. Cette absence de données est au cœur de la critique de Ngarewa-Packer, qui accuse le gouvernement de procéder à des changements majeurs sans en comprendre les conséquences. Elle souligne que les autorités ignorent le nombre de patients Māori dépendant de ce critère et n’ont pas modélisé les risques d’amputations, d’insuffisances rénales ou de décès prématurés. De son côté, David Seymour a précisé qu’il n’avait pas explicitement ordonné la suppression des critères ethniques. Il a toutefois indiqué que sa lettre d’attentes de 2025 enjoignait Pharmac d’appliquer la circulaire du Cabinet CO(24), laquelle privilégie une prestation de services basée sur les besoins.Un conflit entre directives politiques et preuves cliniques
L’impasse actuelle révèle une fracture profonde entre la gestion administrative de la santé et la pratique clinique. D’un côté, le gouvernement prône une neutralité ethnique pour garantir l’équité. De l’autre, les médecins soutiennent que l’ethnicité est, dans ce cas précis, un indicateur clinique de risque. Martin Stiles compare cette situation à la dermatologie : cibler les traitements contre le mélanome sur les personnes à la peau claire et aux yeux bleus n’est pas une discrimination, mais une réponse à une réalité biologique et statistique. « Je pense que lorsque les ressources sont limitées, comme c’est le cas dans notre système de santé, le bénéfice maximal est obtenu lorsque vous ciblez les thérapies vers les Néo-Zélandais qui sont les plus à risque de maladie et de complications liées à la maladie. » Martin Stiles, via RNZ L’analyse des faits montre une contradiction interne au gouvernement : alors que l’exécutif affirme vouloir diriger l’argent là où il est le plus nécessaire, il rejette les données des scientifiques qui identifient précisément ces zones de besoin. Le risque à court terme est double. D’abord, une possible augmentation des complications pour les populations Māori et Pasifika si les nouvelles barrières d’accès (tests supplémentaires, visites) s’avèrent insurmontables. Ensuite, une dégradation du climat de confiance entre les cliniciens de Health NZ et leur administration, alors que les médecins se sentent réduits au silence sur des questions de santé publique critiques.Find more reporting in our Nouvelles section.