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3 erreurs dangereuses lors d’une noyade à éviter absolument

Les organisations de secours, dont la Croix-Rouge et la Société Française de Sauvetage, alertent contre trois pratiques courantes lors d'une noyade : la pression abdominale pour expulser l'eau, le plongeon sans équipement et le retard des compressions thoraciques.…

Les dangers de la pression abdominale
Les organisations de secours, dont la Croix-Rouge et la Société Française de Sauvetage, alertent contre trois pratiques courantes lors d’une noyade : la pression abdominale pour expulser l’eau, le plongeon sans équipement et le retard des compressions thoraciques. Ces gestes augmentent les risques de complications et réduisent les chances de survie.

Les dangers de la pression abdominale

L’un des réflexes les plus fréquents consiste à appuyer sur l’abdomen de la victime ou à tenter de provoquer un vomissement pour « vider les poumons » de l’eau. Selon les protocoles de l’International Liaison Committee on Resuscitation (ILCOR), cette pratique est non seulement inutile, mais dangereuse.

L’eau inhalée lors d’une noyade est rapidement absorbée par le sang ou reste dans les voies respiratoires inférieures, où elle ne peut être expulsée par une pression externe. Le risque principal réside dans le reflux gastrique. En comprimant l’abdomen, le sauveteur peut provoquer le passage du contenu stomacal dans les poumons, entraînant une pneumopathie d’aspiration.

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La priorité absolue est la réoxygénation. Tenter d’expulser l’eau par des pressions abdominales fait perdre un temps précieux et expose la victime à des vomissements qui obstruent les voies aériennes.
Société Française de Sauvetage

L’aspiration de liquide gastrique aggrave les lésions pulmonaires et complique les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire (RCP) en bloquant le passage de l’oxygène.

Les risques liés au sauvetage physique improvisé

Le réflexe de se jeter immédiatement à l’eau pour saisir une personne en détresse est une cause majeure de doubles noyades. Les sauveteurs professionnels soulignent que le stress et la panique de la victime créent une force physique capable de submerger même un nageur expérimenté.

La victime, dans un état de survie instinctif, a tendance à s’agripper violemment à tout support, y compris au sauveteur, le tirant vers le bas. La Croix-Rouge recommande l’application stricte de la hiérarchie de sauvetage : « Atteindre, Lancer, Ramer, Aller ».

L’ordre des actions prioritaires est le suivant :
1. Atteindre la victime avec un objet (perche, branche).
2. Lancer un dispositif de flottaison (bouée, bidon).
3. Utiliser une embarcation.
4. Nager vers la victime uniquement en dernier recours et avec un flottant.

Le plongeon improvisé transforme souvent une opération de sauvetage en une situation d’urgence multiple, augmentant la charge de travail des secours professionnels et diminuant les probabilités de récupération pour les deux individus.

L’importance de la réanimation immédiate

Comment éviter tout risque de noyade ?

Une erreur critique consiste à retarder le début des compressions thoraciques et des insufflations pour tenter de « réveiller » la victime ou pour attendre que l’eau sorte d’elle-même.

Le cerveau commence à subir des dommages irréversibles après quelques minutes d’anoxie. Le délai entre l’arrêt respiratoire et la première insufflation est le facteur déterminant de la survie. Les guides de premiers secours précisent que le temps passé à secouer la victime ou à essayer de drainer l’eau est du temps où le cœur et le cerveau ne sont plus irrigués.

La procédure recommandée par les autorités de santé impose :
– La vérification rapide de la conscience et de la respiration.
– L’appel immédiat des secours (15 ou 112 en France).
– Le début immédiat de la RCP si la victime ne respire pas, sans chercher à évacuer l’eau.

L’utilisation d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) est également cruciale. Bien que la poitrine doive être essuyée pour assurer le contact des électrodes, l’absence d’eau dans les poumons n’est pas une condition préalable au choc électrique.

La priorité absolue de l’oxygénation

La différence entre une survie avec séquelles et un décès dépend souvent de la rapidité de l’oxygénation. Les données cliniques montrent que les tentatives d’expulsion de l’eau retardent l’administration d’oxygène, aggravant l’hypoxie cérébrale.

L’approche médicale actuelle privilégie la ventilation précoce. L’eau présente dans les poumons n’est pas l’obstacle principal ; c’est l’absence d’oxygène qui tue. En se concentrant sur le massage cardiaque et les insufflations, le sauveteur maintient une perfusion minimale vers les organes vitaux jusqu’à l’arrivée des équipes médicalisées.

L’incertitude demeure sur la gestion des victimes dont le cœur bat encore mais qui sont inconscientes. Dans ces cas, le maintien d’une position latérale de sécurité (PLS) est préconisé pour éviter l’étouffement par les fluides, tout en surveillant étroitement la respiration. Toute modification de l’état respiratoire doit entraîner l’arrêt immédiat de la PLS et le début des compressions thoraciques.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.