Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, a appelé à une coopération régionale renforcée au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour améliorer la résilience économique face aux incertitudes mondiales, lors d’une réunion à Harare, en Zambie, le 3 juillet 2026. Selon le ministre, les États membres doivent prioriser l’utilisation des minéraux critiques, la sécurité alimentaire et l’intégration commerciale, tout en réduisant la dépendance aux aides bilatérales, qui pourraient diminuer de 16 à 28 % d’ici 2025, selon les estimations de l’IMF. « Les pays les plus pauvres seront particulièrement touchés », a-t-il averti. Source 1, Source 2, Source 3
Les appels à la coopération régionale et l’analyse des défis économiques
Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, a souligné lors de la réunion du comité des ministres de l’Investissement et des Finances de la SADC à Harare que la région devait adopter des politiques coordonnées pour se positionner comme un producteur compétitif. « Importamment, cela exigera l’utilisation des minéraux critiques pour stimuler l’industrialisation, la sécurité alimentaire par la coopération agricole, l’intégration commerciale intra-régionale et la modernisation des infrastructures », a-t-il déclaré. Les États membres doivent également accélérer la mise en œuvre du protocole SADC sur les Finances et l’Investissement, un cadre visant à harmoniser les politiques financières et à encourager les investissements transfrontaliers. Source 1, Source 2

Les discussions ont également mis en lumière les risques liés à la baisse des aides internationales. Selon le ministre, les réductions de financement, entraînées par des politiques des donateurs, représentent un « choc structurel » potentiellement durable. « Les pays les plus fragiles seront les plus affectés », a-t-il ajouté, en rappelant que l’IMF prévoit une diminution de 16 à 28 % des aides bilatérales d’ici 2025. Cette situation oblige la SADC à explorer des modèles de financement plus durables, comme les partenariats public-privé et la finance blendée. Source 1, Source 3
Le rôle de la Tanzanie et les priorités régionales
Les discussions ont porté sur l'élaboration de corridors de transport, la modernisation des systèmes de paiement et la réduction des coûts des transferts transfrontaliers. « La stabilité financière régionale dépend de la coordination des politiques monétaires et de l'expansion du commerce intra-africain », a souligné un responsable central bancaire. Le protocole SADC sur les Finances et l'Investissement a été identifié comme une clé pour renforcer l'intégration économique. Source 2

Les participants ont également abordé les défis liés aux dettes, aux changements climatiques et aux prix volatils des matières premières. « La résilience économique exige une gestion prudente des macro-économies et une coordination renforcée », a insisté un représentant du secteur bancaire. Les réunions ont permis d’identifier des priorités comme l’amélioration des systèmes de paiement régionaux et l’optimisation des corridors logistiques pour favoriser le commerce. Source 2, Source 3
Les implications pour l’avenir de la SADC
Les recommandations du ministre sud-africain et les discussions à Harare soulignent une nécessité impérieuse de transformation structurelle dans le financement développemental de la SADC.
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