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La Cour suprême donne un sursis à l’ construction du ballroom de la Maison-Blanche

La Cour suprême des États-Unis a accordé vendredi un sursis temporaire autorisant la reprise des travaux de construction de la monumentale salle de bal de la Maison-Blanche. Porté par l'administration Trump, ce projet de 400 millions de dollars…

La Cour suprême donne un sursis à l' construction du ballroom de la Maison-Blanche

La Cour suprême des États-Unis a accordé vendredi un sursis temporaire autorisant la reprise des travaux de construction de la monumentale salle de bal de la Maison-Blanche. Porté par l’administration Trump, ce projet de 400 millions de dollars fait l’objet d’une vive bataille judiciaire avec des associations de protection du patrimoine.

Les engins de chantier peuvent de nouveau s’activer sur le site de l’ancienne aile est de la Maison-Blanche. Dans une décision rendue vendredi, le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, a suspendu une décision de justice antérieure qui ordonnait l’arrêt immédiat des travaux à minuit.

Ce sursis administratif maintient les pelleteuses en mouvement pendant que la plus haute juridiction du pays examine le fond du litige. Le projet, qui a entraîné la démolition complète de l’aile est abritant autrefois les bureaux de la première dame, s’annonce comme une structure colossale de 90 000 pieds carrés, conçue pour accueillir jusqu’à un millier de personnes lors de réceptions officielles et de visites d’État.

Une bataille judiciaire entre la Maison-Blanche et les défenseurs du patrimoine

Le dossier est atterri sur le bureau de la Cour suprême après des mois de procédures complexes devant les juridictions inférieures. La National Trust for Historic Preservation, un groupe de préservation des bâtiments historiques mandaté par le Congrès, mène la fronde juridique contre le chantier.

La Cour suprême donne un sursis à l' construction du ballroom de la Maison-Blanche
Photo: tvanouvelles.ca

L’association soutient que le président américain ne peut pas modifier la structure de la Maison-Blanche sans l’aval explicite du Congrès. Un juge fédéral de première instance, Richard Leon, avait initialement tranché en faveur des opposants en août, estimant que les travaux devaient cesser. Une cour d’appel fédérale avait par la suite confirmé cette position, qualifiant le président de simple locataire temporaire ne disposant pas des pleins pouvoirs pour mener de tels aménagements sans le législatif.

Pour contrer ces revers, l’administration a saisi la Cour suprême en urgence. Dans les documents déposés par le gouvernement, les avocats ont averti que si l’injonction était maintenue, elle installerait de fait un juge de district comme arbitre unique des impératifs de sécurité du chef de l’État.

L’argument de la sécurité nationale et l’avancement du chantier

John Sauer, le conseiller juridique du gouvernement, a souligné dans les arguments présentés aux juges que le site intègre un complexe militaire stratégique. Les documents officiels indiquent que le bâtiment comprend des installations de protection contre les drones, les missiles balistiques et les risques bio-organiques, ainsi qu’une plateforme pour hélicoptères.

La Cour suprême donne un sursis à l' construction du ballroom de la Maison-Blanche
Photo: ledevoir.com

Le gouvernement a également mis en avant l’état d’avancement des travaux pour convaincre la haute cour. Selon les chiffres transmis par l’exécutif, le chantier est achevé à 65 %, mobilisant une équipe de 250 ouvriers travaillant vingt heures par jour, sept jours sur sept, sur une structure s’enfonçant sur cinq niveaux sous terre et s’élevant à 70 pieds de hauteur.

Financement privé et réactions politiques face aux controverses

Le coût et le mode de financement du projet continuent d’alimenter la polémique. Alors que les estimations de la facture globale divergent selon les sources — allant d’une enveloppe de 400 millions de dollars mentionnée par la BBC à des projections de 600 millions de dollars rapportées par la presse —, l’administration insiste sur le fait qu’aucun fonds public n’est utilisé.

An aerial image of the White House, a large white building with tall classic columns. To the right of the building there's a
Photo: bbc.co.uk

D’après les précisions apportées par le gouvernement, l’ensemble des dépenses est couvert par des dons privés, parmi lesquels figure notamment la société Comcast Corp., la maison mère de NBCUniversal.

Supreme Court allows Trump's ballroom construction to continue

Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a salué la décision de la juridiction suprême avec enthousiasme, estimant que cette réalisation remplissait une attente de l’armée et des présidents successifs depuis plus d’un siècle.

Du côté des plaignants, la réaction s’est voulue mesurée tout en marquant la détermination à poursuivre la bataille juridique. La National Trust for Historic Preservation a rappelé que l’ordonnance de vendredi ne constitue en aucun cas un jugement sur le fond de l’affaire, mais un simple répit procédural. Les opposants estiment toujours que le gouvernement cherche à créer un fait accompli irréversible avant qu’une décision définitive ne puisse être prononcée.

Supreme Court temporarily allows Trump's White House ballroom construction to continue

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.