Le Cap-Vert affronte l’Argentine ce vendredi 3 juillet 2026 à Miami pour le seizième de finale de la Coupe du monde. Qualifiés en terminant deuxièmes du groupe H après avoir éliminé l’Uruguay et l’Arabie saoudite, les Requins bleus s’appuient sur une diaspora massive pour réussir leur premier parcours historique.
La diaspora, moteur technique des Requins bleus
Le succès actuel du Cap-Vert repose sur une stratégie d’intégration des joueurs nés à l’étranger. Selon La Presse, la diaspora cap-verdienne est aujourd’hui quatre à cinq fois plus nombreuse que la population résidant sur l’archipel. Cette réalité démographique permet à la sélection de puiser dans des bassins de formation européens de haut niveau, conformément aux règles de la FIFA sur la nationalité. Près de la moitié de l’effectif actuel est composée de fils ou petits-fils d’exilés. Cette diversité se manifeste par des profils variés :- Les frères Deroy et Laros Duarte : nés à Rotterdam, aux Pays-Bas.
- Dailon Livramento : attaquant né à Rotterdam, petit-fils de Cap-Verdiens.
- Roberto « Pico » Lopes : né et grandi en Irlande, recruté par la sélection via LinkedIn à l’âge de 28 ans.
- Steven Moreira : né à Paris et ancien international français U21.
Un héritage marqué par la résilience et l’exil
L’ascension sportive du pays contraste avec un historique national marqué par la précarité. L’archipel, exposé aux tempêtes de sable du Sahara, a subi des périodes de famine dévastatrices, notamment celle de 1947 qui a causé la mort de dizaines de milliers de personnes. Cette culture de la survie est ancrée dans l’identité nationale, jusque dans l’hymne national qui exhorte à « Enterre la semence dans la poussière de l’île nue ». Le flux migratoire, débuté au XIXe siècle vers New Bedford dans le Massachusetts où les Cap-Verdiens travaillaient comme marins, s’est diversifié au XXe siècle vers le Sénégal, les Pays-Bas, la France et le Portugal. Ce réseau mondial est devenu l’infrastructure invisible qui soutient aujourd’hui la performance athlétique des Requins bleus.L’approche tactique et mentale de Pedro Leitão
Le dossier judiciaire de Ryan Mendes
L’euphorie sportive est toutefois ternie par des accusations graves visant le capitaine de l’équipe, Ryan Mendes. Selon des informations relayées par le média brésilien O Globo et confirmées par RDS, Mendes fait l’objet d’une plainte pour viol déposée en Nouvelle-Zélande par une ressortissante brésilienne. Les faits se seraient déroulés le 27 mars dernier dans un hôtel d’Auckland, alors que la sélection participait à des matches amicaux organisés par la FIFA en Océanie. Le capitaine, âgé de 36 ans, est la figure emblématique de l’équipe avec 99 sélections et 22 buts. La gestion de cette crise reste opaque :- La Fédération cap-verdienne a refusé tout commentaire suite aux sollicitations de l’AFP.
- La FIFA a déclaré être « en contact avec les autorités néo-zélandaises », sans donner plus de détails sur d’éventuelles sanctions sportives.
- Pedro Leitão a refusé de répondre aux questions sur ce sujet lors de sa conférence de presse au stade de Miami.
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