La franchise Pokémon célèbre ses 30 ans avec un impact financier massif, marqué par la vente d’une carte par Logan Paul. Parallèlement, le jeu Pokémon Go, acquis pour 3,5 milliards de dollars (alors 2,7 milliards de livres sterling) par Scopely en 2025, continue de mobiliser des millions de joueurs malgré des défis techniques et sanitaires.
Trente ans après son apparition au Japon en 1996 avec les versions Rouge et Verte sur Game Boy, Pokémon a transcendé son statut de simple jeu vidéo pour devenir un actif financier. De la spéculation sur les cartes à collectionner aux acquisitions d’entreprises à plusieurs milliards de dollars, la marque s’est imposée comme un moteur économique durable, porté par une nostalgie intergénérationnelle et un design de personnages efficace.
Le marché spéculatif des cartes et Logan Paul
Le trading de cartes Pokémon est devenu un marché hautement lucratif où la rareté et l’état de conservation dictent des prix astronomiques. Paul avait acquis la carte PSA Grade 10 Pikachu Illustrator quelques mois auparavant pour 5,3 millions de dollars.
Cette valorisation repose sur un système de certification strict. Des organismes comme Professional Sports Authenticator (PSA) et Beckett Grading Services évaluent la qualité des cartes sur une échelle de 1 à 10. Une carte jugée pristine mint condition
(état impeccable) atteint les prix les plus élevés du marché.
L’investissement n’est cependant pas sans risque. Aiden Zeng, 17 ans, a dépensé 1 000 dollars dans des boosters (paquets de cartes aléatoires) pour n’obtenir que des cartes dont la valeur de revente s’élevait à 60 dollars. Le coût d’entrée pour un paquet standard reste accessible, autour de 5 dollars pour 10 cartes, mais le profit dépend entièrement du tirage.
Criminalité et insécurité dans les boutiques de cartes
L’attrait financier des cartes a engendré une vague de criminalité, particulièrement en Californie du Sud. Des cambriolages en série dans des boutiques de cartes ont entraîné des pertes s’élevant à des centaines de milliers de dollars, certains collectionneurs ayant même été braqués à main armée.

Pokémon Go : l’acquisition de Niantic par Scopely en 2025
Sur le front numérique, Pokémon Go a franchi une étape majeure en 2025. Scopely — qui est elle-même détenue par le Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite — a racheté le développeur Niantic pour 3,5 milliards de dollars (alors 2,7 milliards de livres sterling). Cette transaction a suscité des interrogations chez les fans quant à l’évolution future du jeu.
L’histoire du jeu est marquée par des cycles de croissance et de crises. La BBC souligne que le succès massif du titre a parfois conduit à des instabilités techniques majeures.
« servers buckled under the strain », said Reynolds, meaning connectivity problems were « rife for some time ».
La pérennité du modèle : design et nostalgie
La longévité de la franchise ne repose pas uniquement sur son aspect financier, mais sur une stratégie de design rigoureuse. Heather Cole, professeure adjointe de design de jeu et de médias interactifs à l’Université de West Virginia, attribue cette endurance à la qualité de la création des personnages et à la construction du monde.
Pour les utilisateurs, le lien est souvent émotionnel. Benson Lu, 26 ans, joue quotidiennement à Pokémon Go depuis une décennie et possède une collection de cartes estimée à plus de 70 000 dollars. Malgré la valeur marchande, il refuse de vendre ses cartes uniques par crainte de ne jamais pouvoir les retrouver.
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