Le chef étoilé Gérard Dubois a demandé une réduction de la TVA pour les restaurants, affirmant que cette mesure aiderait à stabiliser le secteur face à l’inflation, selon une déclaration publiée le 25 juillet 2026 par Le Monde.
Le chef étoilé Gérard Dubois, célèbre pour son restaurant parisien Le Jardin des Étoiles, a lancé une campagne en faveur d’une baisse de la TVA applicable aux établissements de restauration, dénonçant les coûts croissants qui menacent la viabilité des petits restaurants. Cette demande, relayée par plusieurs médias français, intervient alors que le secteur de la restauration fait face à une pression inflationniste sans précédent, avec des prix des matières premières augmentant de 12 % depuis 2024, selon l’Institut National de la Statistique (INSEE).
Un appel à l’action des professionnels du secteur
Le 25 juillet, Gérard Dubois a déclaré lors d’une conférence de presse à Paris : La TVA actuelle de 10 % pèse lourd sur nos prix, surtout pour les restaurants indépendants. Une réduction à 5 % permettrait de maintenir les salaires et d’éviter les fermetures d’établissements familiaux.
Cette déclaration a été rapportée par Le Monde, qui cite une source proche du chef.
Le secteur de la restauration, qui emploie plus de 1,2 million de personnes en France, a vu ses coûts augmenter de 18 % entre 2023 et 2026, selon une analyse de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH). « Les restaurateurs ne peuvent pas absorber ces hausses seuls », a souligné un représentant de l’UMIH dans un communiqué du 24 juillet.
Réactions mitigées du gouvernement et des partenaires
Le ministère de l’Économie n’a pas encore réagi publiquement à cette demande, mais un porte-parole a indiqué que « les questions fiscales relatives au secteur de la restauration sont en cours d’analyse ». Cependant, certains économistes restent sceptiques. « Une réduction de la TVA pourrait encourager la consommation, mais elle réduirait aussi les recettes publiques », a déclaré l’économiste Claire Lefevre, citée par France Info.
Parallèlement, le Syndicat National des Restaurateurs (SNR) a exprimé son soutien au chef Dubois. « Nous demandons depuis des années une révision de la fiscalité sur la restauration. Cette initiative est un pas vers une meilleure équité », a affirmé le président du SNR, Jean-Paul Martin, dans un entretien au journal La Croix.
Les enjeux d’une réforme fiscale
La question de la TVA dans le secteur de la restauration n’est pas nouvelle. En 2023, un projet de loi visant à réduire la taxe à 5 % pour les restaurants à service rapide a été rejeté par le Parlement, faute de consensus. Un rapport de l’Assemblée nationale de 2024 soulignait que « les mesures fiscales doivent équilibrer la soutenabilité des entreprises et la stabilité budgétaire ».
Les professionnels du secteur pointent également du doigt les coûts liés aux normes environnementales, qui représentent 8 % supplémentaires pour les restaurants. « Nous ne pouvons plus attendre », a insisté Gérard Dubois, en rappelant que 15 % des établissements indépendants ont fermé leurs portes entre 2022 et 2025, selon l’INSEE.
Quels sont les prochains pas ?
Le gouvernement devra désormais évaluer l’impact d’une éventuelle réduction de la TVA, tout en tenant compte des pressions budgétaires. Une commission indépendante, instaurée en 2025 pour examiner les politiques fiscales, devrait publier ses recommandations d’ici à la fin de l’année. En attendant, les restaurateurs espèrent que l’appel de Gérard Dubois fera bouger les choses. « C’est une opportunité de réformer un système qui ne correspond plus aux réalités du terrain », a conclu le président du SNR.
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