La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a sollicité le lundi 28 juillet 2026 le soutien du Japon pour empêcher le retrait des pays membres asiatiques. Cette demande fait face aux pressions de l’administration de Donald Trump, qui encourage les États membres à quitter l’institution basée à La Haye.
S’exprimant à Osaka après un discours officiel, Tomoko Akane a insisté sur le rôle stabilisateur du Japon au sein de l’organisation.
L’offensive diplomatique de l’administration Trump
La tension entre Washington et la cour néerlandaise s’est accentuée avec la volonté affichée des États-Unis de fragiliser l’institution. Le 13 juillet, le secrétaire d’État Marco Rubio a manifesté l’intention de Washington d’inciter les pays membres à se retirer de la CPI.
Cette hostilité découle principalement des activités judiciaires de la CPI. L’administration Trump a critiqué la Cour pour avoir mené des enquêtes sur des crimes de guerre visant des troupes américaines et pour avoir émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Sanctions financières et risques opérationnels
Au-delà de la pression diplomatique, les États-Unis ont suggéré de renforcer les sanctions contre des individus liés à la Cour.
Pour contrer ces risques, la CPI a mis en place des mécanismes de protection. Tomoko Akane a précisé que l’institution utilise notamment l’assurance accident des Nations Unies pour éviter que les sanctions américaines n’impactent ses activités commerciales.
Nous déployons les efforts maximums pour aider les personnes soumises aux sanctions à éviter tout désagrément. Tomoko Akane, Présidente de la Cour pénale internationale
Une crise marquée par le retrait du Venezuela
Le climat actuel est marqué par une instabilité croissante. Tomoko Akane a révélé lors de son allocution que le Venezuela a déjà annoncé son retrait de la CPI. Elle a également indiqué que d’autres pays ont subi de fortes pressions pour quitter l’organisation.
Bien que l’ampleur finale des départs reste incertaine, la présidente maintient que la Cour reçoit un soutien croissant de la part de ses membres pour continuer à fonctionner normalement.
C’est effectivement une crise, mais nous ne sommes pas vaincus. Tomoko Akane, Présidente de la Cour pénale internationale
Les tensions géopolitiques continuent de mettre à l'épreuve l'unité de la Cour, mais sa mission demeure inébranlable.
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