L’administration américaine maintient une politique stricte de fermeté à ses frontières terrestres. Customs and Border Protection ont officialisé un jalon record de seize mois consécutifs sans procéder à la moindre mise en liberté de migrants en situation irrégulière sur le territoire national.
Une série inédite de seize mois sans aucune libération aux frontières
Cette posture tranche radicalement avec les méthodes antérieures. Le secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin a déclaré que la politique d’interpellation sans remise en liberté était révolue, que les conséquences étaient de retour et que les traversées illégales avaient chuté à des niveaux historiquement bas, estimant que la promesse d’une sécurité accrue a été tenue par l’exécutif selon les communiqués officiels diffusés par les autorités fédérales.
Le secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin, via Foxnews, a indiqué que la politique d’interpellation sans remise en liberté était révolue, que les conséquences étaient de retour et que les traversées illégales avaient chuté à des niveaux historiquement bas.
La baisse drastique des interpellations et la comparaison avec l’administration Biden
Les chiffres communiqués par le U.S. Border Patrol témoignent d’un recul massif de l’immigration clandestine le long de la frontière sud. Pour le mois d’août, les agents fédéraux ont interpellé 8 870 personnes, soit une diminution par rapport à juillet.
À titre de comparaison, le Department of Homeland Security souligne qu’aucune libération sur parole n’a été consentie en août, alors que l’agence avait relâché plus de 10 000 personnes au cours du même mois en 2024. Le commissaire du U.S. Customs and Border Protection, Rodney Scott, a rappelé que la doctrine actuelle repose sur l’interpellation systématique, le placement en détention et l’expulsion immédiate des contrevenants.
L’intensification des saisies de stupéfiants et de produits chimiques
Parallèlement au tarissement des flux migratoires, les opérations de contrôle des douanes affichent une intensification de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Les saisies de drogues réalisées sur l’ensemble de l’exercice fiscal progressent par rapport à la même période sous l’administration Biden en 2024, et dépassent la moyenne des quatre dernières années.

Cette hausse est principalement portée par la circulation de cocaïne et de précurseurs chimiques. Les services de douane ont ainsi intercepté 6 724 livres de cocaïne rien qu’au mois d’août, tandis que les agents du U.S. Customs and Border Protection et de l’Immigration and Customs Enforcement ont saisi plus de 120 000 livres de produits chimiques précurseurs au cours de la même période.
La reprise des travaux du mur frontalier en Arizona et les litiges juridiques
Ces statistiques frontalières coïncident avec la reprise des chantiers d’infrastructure. L’administration a effectivement enclenché la construction d’un nouveau tronçon de mur en Arizona, s’inscrivant dans un projet global de 46 milliards de dollars prévoyant l’installation de barrières en acier de trente pieds, de dispositifs anti-véhicules et d’équipements technologiques de surveillance.
Ce chantier se heurte toutefois à l’opposition de la communauté amérindienne des Tohono O’odham Nation, qui a intenté un recours judiciaire pour protéger des terres considérées comme sacrées. La justice fédérale a toutefois rejeté cet argument, le juge du district de Washington D.C., Richard Leon, estimant que la zone visée relève de la Roosevelt Reservation, une bande fédérale de soixante pieds de large, et notant que les défendeurs n’ont pas démontré de projets de construction en dehors de cet espace réservé.
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