Audrey et sa famille ont vendu leur maison pour voyager à l’année en camping-car. Après deux ans de préparation, ils ont pris la route en juillet 2025. D’autres camping-caristes, comme Cécile et Benoît ou le couple germano-italien Berait et Marco, choisissent également cette liberté nomade sur les routes de France et d’Europe.
On s'y sent comme chez nous
On connaissait la célèbre chanson de Daniel Guichard, Mon vieux, et son amour pour la simplicité. Audrey a choisi une version beaucoup plus radicale de ce mode de vie, embarquant son mari Denis et leurs trois enfants à bord d’un immense camping-car. Au lieu d’une résidence secondaire pour le week-end, la famille a tout changé. Après deux années de préparation, les Baud ont pris la route en juillet 2025 pour un voyage sans date de retour fixe, un quotidien dépaysant relaté par Ouest-France.
La Baud’s Family a carrément changé de vie.
Avant de quitter leur maison située dans le Nord, Audrey, technicienne de laboratoire de 38 ans, n’a rien laissé au hasard. Dans un article publié par Ouest-France le 24 octobre dernier, cette technicienne de laboratoire de 38 ans expliquait avoir passé près de deux ans à préparer cette nouvelle vie. Le choix du véhicule constituait le premier défi. La famille a finalement opté pour un camping-car de près de sept mètres de long et trois mètres de haut. Un véritable petit cocon sur roues, pensé pour accueillir cinq personnes, avec un lit fixe pour chacun, une salle de bains suffisamment spacieuse et un salon confortable. Avant de débourser les 62 000 euros nécessaires à l’achat, Audrey et Denis ont préféré tester le véhicule pendant près d’un an afin de s’assurer de sa viabilité pour toute la tribu.
« Il faut s’y sentir comme chez soi ! »
Audrey, technicienne de laboratoire, auprès de Ouest-France
Dans leur camping-car, ils profitent en famille… ou pas
Pour subvenir aux besoins de toute la tribu, le véhicule a été équipé de panneaux solaires, d’une batterie performante, d’une cuve de 100 litres d’eau et d’un système de filtration, ainsi que d’une bouteille GPL rechargeable, plus pratique lorsqu’il faut traverser plusieurs pays. Chaque kilo compte
, rappelait Audrey, conseillant de simplifier, alléger et prioriser, une réalité bien loin de l’image parfois idéalisée de la vie nomade. Comme le soulignait Sud Radio dans une enquête publiée le 6 mai 2026, vivre à l’année dans un camping-car demande une gestion permanente de l’énergie, de l’eau, du chauffage et des déplacements.

« Galère, galère et re-galère »
Parallèlement, d’autres passionnés parcourent le territoire. Cécile et Benoît sont arrivés le matin du lundi 17 août 2026 sur l’aire de Plémet qui borde l’étang, près de Loudéac (Côtes-d’Armor), voyageant depuis deux semaines en provenance du Nord-Pas-de-Calais avec leur berger australien, Only. « Sans le camping-car, on n’aurait pas fait tout ce trajet », lançait Benoît depuis sa chaise pliante, le couple étant passé par Chablis (Yonne), l’Auvergne ou encore la Dordogne avant de remonter vers la Bretagne. Depuis 15 ans, ces camping-caristes confirmés sillonnent le pays après avoir débuté en caravane avec leurs enfants. Quand les enfants sont partis de la maison, « ça a été le déclic ». Ce qui les attire, c’est la liberté : « On suit la météo. Et si le lieu ne nous convient pas on peut bouger rapidement ». Récemment déçus à La Baule — « L’aire ne nous plaisait pas, on était serrés et garés sur un sol en béton », selon l’assistante maternelle —, ils estiment que cet endroit est « un autre monde, un peu comme Deauville » qui n’est pas leur style, si bien qu’ils sont repartis juste après avoir mangé en ville.

À quelques mètres de là, Berait et Marco, un couple germano-italien vivant aux Pays-Bas, visitent la France chaque été depuis quatre ans, marquant ici leur deuxième passage sur l’aire de Plémet. Contrairement à Cécile et Benoît, ils n’ont pas attendu le départ de leurs enfants pour sauter le pas et voyagent avec leur fils Matteo, 11 ans, et leur fille Maila, 5 ans. Ils considèrent le camping-car comme un atout majeur en famille : dans les endroits calmes de la campagne où les enfants peuvent rapidement s’ennuyer, « il suffit de bouger ! ».
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