Siemens Energy announced plans on Tuesday, August 25, 2025, to sell most of its Transformation of Industry division, a business unit generating roughly €5.7 billion in revenue. The divestment aims to refocus the power equipment supplier on booming utility demands, gas turbines, and electrical grids.
La restructuration en cours chez Siemens Energy marque un tournant pour l’équipementier, qui se prépare à céder une part majoritaire de son activité dédiée aux clients industriels. Cette division, connue sous le nom de Transformation of Industry (ToI), a enregistré des ventes d’environ 5,7 milliards d’euros — soit l’équivalent de 6,7 milliards de dollars — lors du dernier exercice fiscal, affichant une marge bénéficiaire de 11% selon les informations publiées par l’agence Reuters.
La division Transformation of Industry et ses activités
Le portefeuille de la division ToI comprend la fabrication de turbines à vapeur, de générateurs, de compresseurs et d’électrolyseurs. Ces équipements alimentent des secteurs lourds tels que la chimie, le papier, le ciment, la sidérurgie, ainsi que l’industrie maritime et pétrolière et gazière. L’unité emploie près de 17 000 salariés, ce qui représente environ un certain pourcentage des effectifs globaux de l’entreprise.
Malgré son poids économique, la direction estime que cette entité opère dans des cycles de demande différents de ceux des autres segments du groupe. La direction générale a souligné que la structure actuelle limitait le potentiel de développement de l’unité tout en la mettant en concurrence directe avec le reste du groupe pour l’accès aux investissements.
Le directeur général Christian Bruch a déclaré dans un communiqué que si la structure n’était pas modifiée, cela limiterait ce que la division Transformation of Industry pouvait accomplir, tout en ajoutant que l’attention du groupe se portait sur ses divisions offrant des rendements plus élevés.
Christian Bruch, CEO de Siemens Energy
CEO Christian Bruch previously said that ToI faced different demand cycles than Siemens Energy’s other divisions and was in competition with them for limited investments, arguments that are often made when it comes to spinning off of businesses.

Recentrage sur le secteur des services publics et les centres de données
En se séparant de la majeure partie de cette activité industrielle, le groupe cherche à concentrer ses ressources sur ses divisions les plus rentables, notamment les turbines à gaz et les équipements de réseaux électriques. Ces segments bénéficient directement de l’explosion de la demande en capacité de production d’électricité et en infrastructures de réseau, stimulée par la construction et l’alimentation des centres de données nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.
Cette stratégie de simplification opérationnelle s’inscrit dans un mouvement plus large observé au sein de l’industrie lourde européenne. D’autres groupes industriels cherchent également à rationaliser leur portefeuille, à l’image de Thyssenkrupp qui mène un projet de scission pour sa division de négoce de matériaux.
Les options de cession et l’intérêt des investisseurs
Pour mener à bien cette opération, le conseil de surveillance de l’entreprise s’est réuni pour examiner les différentes options de transaction. Des sources proches du dossier ont indiqué que la banque Goldman Sachs accompagne le groupe dans la préparation de cette vente de participation majoritaire.

Les discussions en cours attirent l’attention de plusieurs acteurs financiers de premier plan. Plusieurs fonds d’investissement et sociétés de capital-investissement — parmi lesquels Bain, Brookfield, CVC, EQT et KKR — figurent parmi les investisseurs potentiels susceptibles de se positionner, bien qu’aucune offre ferme n’ait encore été finalisée et que les parties concernées se soient refusées à tout commentaire officiel.
Du côté de la structure de gouvernance, Siemens Energy envisage d’accueillir des investisseurs externes tout en préparant une potential capital markets transaction. L’entreprise a également confirmé qu’elle conserverait une participation minoritaire dans l’entité une fois la cession réalisée.