L’autopsie de la touriste belge Céline Cremer, disparue en Tasmanie en juin 2023, révèle que son décès est accidentel et résulte d’un enchaînement d’erreurs d’orientation. La police et les experts écartent définitivement l’implication d’une tierce personne dans cette tragédie survenue dans la nature sauvage australienne.
La lumière a enfin été faite sur les circonstances de la disparition de Céline Cremer en Australie. Les conclusions de l’autopsie menée sur les restes de la jeune femme, retrouvés plus tôt dans l’année, démontrent que son décès tragique n’est pas lié à l’intervention d’une tierce personne, selon les informations rapportées par la chaîne publique australienne ABC relayées par les médias belges.
Les conclusions de l’autopsie et l’exclusion d’une tierce personne
L’analyse médico-légale menée par la pathologiste Madeleine Wilson permet d’évacuer toute piste criminelle. Les autorités scientifiques se montrent formelles quant à l’absence de tout acte criminel ou d’intervention extérieure dans le drame qui a coûté la vie à la ressortissante belge, la pathologiste Madeleine Wilson ayant déclaré : Je suis convaincue que l'implication d'une tierce personne dans la mort de Mme Cremer peut être définitivement exclue
.
Selon le rapport d’expertise médicale, la victime est décédée entre le 17 et le 21 juin 2023. Le mystère entourant ce drame de la côte ouest de la Tasmanie trouve ainsi une explication technique et factuelle, confirmant les craintes de ses proches formulées depuis de longs mois.
Un enchaînement d’erreurs d’orientation dans la nature sauvage
Le drame trouve son origine dans une série de mauvais choix topographiques lors d’une excursion en pleine nature. La randonneuse s’est engagée sur un itinéraire non prévu après une halte touristique, déclenchant une suite d’événements fatals dans des conditions météorologiques de plus en plus difficiles.
La configuration du terrain et le manque de visibilité ont rapidement piégé la jeune femme de 31 ans. L’experte médico-légale souligne que le sentier menant au barrage Magnet s’avérait mal visible, ce qui a provoqué son égarement. Son décès est le résultat d'un concours de circonstances qui a commencé lorsqu'après avoir visité le point de vue des chutes Philosopher, elle a emprunté le sentier menant au barrage Magnet au lieu de retourner directement au parking
où elle avait garé sa voiture, a déclaré le médecin légiste, ajoutant que le sentier vers le barrage Magnet était mal visible. Elle s'est égarée
. Cette déviation est intervenue tardivement dans la journée, à quatre jours seulement du solstice d’hiver, à un moment où le jour commençait déjà à décliner
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Le déroulement des recherches et la découverte des restes humains
Céline Cremer avait 31 ans lorsqu’elle a été vue pour la dernière fois le 17 juin 2023 dans le village de Waratah, situé à une dizaine de kilomètres du point de départ menant aux chutes Philosopher. Sa voiture avait été localisée par la suite sur le parking qui sert de point de départ au sentier de randonnée, en bordure de la réserve naturelle.

Les investigations de terrain ont connu un tournant décisif lorsque, en janvier, un bénévole a découvert des restes humains dans une région de la côte ouest de la Tasmanie. Dès le mois de février, la police de Tasmanie a confirmé qu’il s’agissait bien des restes de la disparue, retrouvant les clés de Céline Cremer avec des dents et os à identifier.
Les facteurs aggravants et les consignes de sécurité non respectées
L’enquête met en lumière plusieurs manquements aux consignes de sécurité habituelles pour les randonneurs. Céline Cremer n’avait pas respecté les règles pour ce genre de randonnée, n’ayant pas de vêtements chauds ni d’équipement imperméable alors que les températures peuvent descendre jusqu’à 0 degré la nuit.
Par ailleurs, la Liégeoise n’avait prévenu personne de sa destination exacte. Selon l’hypothèse des policiers, Céline Cremer aurait essayé de rejoindre la route où était garée sa voiture en suivant le cours d’une rivière, se détournant du chemin pédestre. D’après le bénévole qui a retrouvé les ossements, ces derniers auraient pu avoir été emportés par le courant et déposés en aval du cours d’eau, Wilson confirmant : Compte tenu de l'endroit où les restes humains ont été retrouvés, il est probable qu'elle se soit désorientée et qu'après avoir perdu son téléphone, elle ait inconsciemment changé de direction pour se diriger vers la rivière Arthur
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