Une fillette de six ans a été miraculeusement sauvée des décombres au Népal le 28 août 2026, après avoir survécu plus de soixante heures sous la boue. Cette opération de secours intervient alors que le bilan des crues dévastatrices dans l’Himalaya dépasse désormais les 900 morts et des milliers de disparus entre le Népal et la Chine.
Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement périlleuses à travers la région himalayenne, frappée par de violentes crues le mercredi 26 août 2026. Alors que l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise de jour en jour, les autorités et les équipes de secours internationales concentrent leurs efforts sur les zones les plus isolées et les infrastructures englouties par les coulées de boue.
Le sauvetage miraculeux de Manisha Magar à Timure
Au milieu de cette tragédie humanitaire, un événement exceptionnel a redonné espoir aux secouristes. Les autorités népalaise ont diffusé les images du sauvetage de Manisha Magar, une fillette de six ans extraite des ruines à Timure, l’un des premiers villages frappés par la coulée de boue semblable à un tsunami.
D’après les informations communiquées par la police, la fillette est restée coincée sous les décombres pendant plus de soixante heures. Nous l’avons retrouvée sous les décombres (…) seule sa tête émergeait
, a déclaré à l’AFP Bahadur Karki, l’un des officiers de police participants. Recouverte d’une épaisse couche de poussière sur la vidéo diffusée par les forces de l’ordre, l’enfant a été évacuée vers une structure médicale. Elle est aujourd’hui hors de danger et se remet dans un hôpital entourée de sa famille
, a assuré l’officier de police Bahadur Karki.
Un bilan humain qui s’alourdit lourdement au Népal et en Chine
Ce sauvetage constitue une exception dans une catastrophe dont l’ampleur ne cesse de croître. Selon les derniers bilans actualisés, la situation humanitaire est critique des deux côtés de la frontière. Du côté chinois, les autorités font état de 16 morts et de plus de 500 personnes portées disparues, incluant des travailleurs et des touristes étrangers présents dans la zone frontalière.


Les dégâts matériels considérables s’étendent aux infrastructures de transport et de contrôle frontalier. Des équipes spécialisées ont dû descendre en rappel le long des pentes boisées pour atteindre la zone frontalière très endommagée entre les deux pays. Les images satellite montrent qu’un poste de contrôle frontalier autrefois animé a été entièrement aplati et réduit à une nappe de boue. As far as I can see, it’s nothing but debris
, a résumé le responsable des secours Zou Mingqi auprès des médias d’État de la Chine Central Television.
La course contre la montre dans les tunnels hydroélectriques de Rasuwa et Nuwakot
La priorité absolue des secouristes se concentre sur les infrastructures englouties et les zones d’accès extrêmement difficile. L’agence nationale de gestion des catastrophes indique qu’au moins 933 travailleurs sont encore portés disparus dans les tunnels des centrales hydroélectriques, en particulier dans les districts stratégiques de Rasuwa et Nuwakot à la frontière chinoise.
Dans le district de Rasuwa, l’armée népalaise est parvenue à extraire 350 personnes d’un tunnel appartenant au projet hydroélectrique d’Upper Trishuli-1, mais les recherches se compliquent face à l’accumulation de couches épaisses de boue. Pour mener à bien ces interventions de grande envergure, le Népal a accepté l’aide d’experts et d’équipes de secours étrangers venus notamment d’Inde, de Chine et de Corée du Sud afin de soutenir les militaires et les guides locaux à l’œuvre jour et nuit.
Nouvelles alertes aux barrages et surveillance du lac glaciaire
Les équipes de secours font également face à la menace persistante de nouvelles inondations en amont. Les perturbations initiales ont été déclenchées par la rupture d’un glacier, entraînant la formation d’un lac en altitude qui a commencé à déborder. Face à la montée des risques, les autorités ont ordonné l’arrêt temporaire de certaines équipes de terrain.

Un nouveau signal d’alerte a été émis après des informations faisant état d’un barrage rompu du côté du Tibet, poussant les forces de sécurité à recommander aux habitants et aux sauveteurs de rejoindre des zones plus sûres. Les données de surveillance du ministère chinois des Ressources en eau ont toutefois indiqué par la suite que le niveau du lac s’était abaissé de 10 mètres par rapport à son pic initial, permettant à quelque 680 sauveteurs de progresser vers la zone de Gyirong à pied, en radeau ou à l’aide de drones.