Les États-Unis et le Venezuela ont scellé un accord pétrolier stratégique conférant à Washington le contrôle de 17 gisements majeurs. Annoncé par l’administration américaine et confirmé par la présidence par intérim à Caracas, ce pacte vise à stimuler la production énergétique et à attirer des investissements massifs.
L’Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé un accord majeur
L’Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé un accord majeur qui confie aux États-Unis le contrôle de près d’un cinquième des réserves pétrolières du pays. Cette entente survient plus de huit mois après la capture du président Nicolás Maduro par l’armée américaine, renforçant l’emprise de Washington sur l’appareil étatique de Caracas selon l’Assemblée nationale du Venezuela qui a approuvé mardi un accord.

L’entente porte sur l’exploitation de 17 champs pétrolifères présentant un potentiel évalué à 65 milliards de barils. Selon les projections du gouvernement vénézuélien, cette exploitation générera des gains fiscaux de 209 milliards de dollars sur une période de 25 ans, tout en attirant environ 100 milliards de dollars d’investissements privés d’après un communiqué de Rodríguez concernant le développement de 17 gisements.
Donald Trump a qualifié cette transaction de majeure
Le président américain Donald Trump a qualifié cette transaction de majeure sur son réseau social, affirmant que cette transaction historique PLUS QUE DOUBLE les réserves pétrolières américaines, tout en contribuant à faire baisser les prix de l’essence pour les consommateurs aux États-Unis. De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio a souligné une immense victoire pour les peuples américain et vénézuélien dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, a exprimé le plein soutien des forces armées lors d’une allocution télévisée, affirmant que le pays tirera profit de cette coopération économique. Nous allons voir affluer de nombreux investissements internationaux, qui se traduiront par davantage d’emplois, une plus grande production, et tout cet effet d’entraînement générera encore plus d’emplois
, a-t-il déclaré, selon un discours télévisé après une réunion avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez.

L’accord prévoit la création d’une nouvelle structure juridique et opérationnelle, associant des intérêts américains et une entreprise privée locale, North American Blue Energy Partners (NABEP). Par ailleurs, le secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Chris Wright, est arrivé au Venezuela pour finaliser les signatures, alors que des géants comme Chevron poursuivent l’expansion de leurs activités dans la région.
Malgré l’approbation du Parlement, l’accord suscite de vives controverses. Des parlementaires de l’opposition ont exprimé de profonds doutes sur le manque de transparence, certains s’abstenant lors du vote à main levée. Nous avons besoin et nous sommes tenus de savoir ce qui est écrit en petits caractères
, a averti le député d’opposition Luis Emilio Rondón d’après les déclarations recueillies par la presse financière.
Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien
Sur la scène internationale et académique, les critiques se font également entendre. Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien, a vivement rejeté l’entente. Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien de la Planification, a dénoncé un accord honteux, estimant que l’exécutif intérimaire manque de légitimité constitutionnelle pour engager de telles ressources. En réponse, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a défendu la souveraineté nationale, affirmant que l’objectif demeure de transformer le pays en une grande puissance énergétique mondiale.