Le prix du gaz européen a atteint mardi 1er septembre 2026 son plus haut niveau depuis janvier 2023, s’établissant à 74,14 euros le mégawattheure pour le contrat TTF néerlandais. Cette hausse record de 6,20% fait suite aux nouvelles frappes menées par Washington en Iran, ravivant les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.
Les marchés des hydrocarbures ont réagi brusquement mardi 1er septembre 2026 à la suite de frappes militaires américaines en Iran et aux annonces de représailles formulées par Téhéran. Publié le 01/09/2026 21:55 et mis à jour le 01/09/2026 21:57 avec un temps de lecture d’une minute, cet événement montre que les cours des hydrocarbures bondissent, le 1er septembre 2026, selon des images de ROMAIN COSTASECA / HANS LUCAS / AFP. Cette escalade géopolitique a fait bondir les cours du gaz et du pétrole, propulsant le marché européen du gaz à des sommets inédits depuis plus de trois ans.
Le gaz naturel européen au plus haut depuis janvier 2023
En début de soirée, le contrat à terme du TTF néerlandais, qui sert de référence incontournable pour le marché du gaz naturel en Europe, a enregistré une progression de 6,20% à 74,14 euros le mégawattheure. Ce niveau constitue un pic non observé depuis le mois de janvier 2023. Cette reprise des hostilités en Iran a provoqué un bond du prix du gaz européen ce mardi 1ᵉʳ septembre, atteignant un niveau inédit depuis plus de trois ans, ce qui constitue une future mauvaise nouvelle pour les consommateurs.
Cette flambée des prix intervient dans un contexte structurel déjà fragile pour le continent européen. Les informations relatives à cette hausse s’ajoutent à celle faisant état de stocks faibles pour cette période de l’année, ce qui implique des besoins d’approvisionnement importants avant l’hiver. À cette pression s’ajoute une concurrence accrue avec l’Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).
« l’Europe se prépare à la sortie progressive du GNL russe à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 »
Arne Lohmann Rasmussen, Global Risk Management
Cette échéance réglementaire et stratégique précise, relevée par Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, renforce considérablement la pression à l’achat pour les pays européens, les rendant d’autant plus vulnérables aux soubresauts géopolitiques extérieurs. En lien avec cette situation, on peut également citer la question de la guerre au Moyen-Orient.
L’impact direct sur les cours du pétrole brut
Le gaz naturel n’est pas le seul à suivre une tendance à la hausse après les nouvelles frappes américaines en quelques jours : le pétrole aussi subit cette dynamique haussière consécutive aux nouvelles frappes américaines, le marché pétrolier ayant également enregistré des gains marqués sur ses principales références.

Le prix du baril de WTI pour livraison en octobre a gagné 5,20% à 90,22 dollars. Il dépasse ainsi le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet. Son équivalent européen, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui avancé de 4,60% à 94,65 dollars.
Les incertitudes autour du détroit d’Ormuz
Les répercussions de ce regain de tension militaire touchent directement les routes maritimes stratégiques du commerce énergétique mondial. Les analystes soulignent la fragilité de la situation logistique dans la région.
« Les espoirs apparus la semaine dernière quant à une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz à la navigation ont subi un coup dur »
Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank
Face à cette situation, l’analyste Carsten Fritsch indique que la question se pose
de savoir si, malgré cette nouvelle escalade, le trafic maritime non officiel à travers le détroit pourra se poursuivre sans entrave
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