Placé sous contrôle judiciaire à l’issue d’une garde à vue de quarante-huit heures en juin dernier, Patrick Bruel a fait une apparition remarquée le 18 juin lors de la fête d’anniversaire de son ami producteur Benjamin Patou, l’arrière-petit-neveu du célèbre parfumeur. Visé par des dizaines de plaintes et des accusations de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlements qu’il conteste formellement, le chanteur s’est rendu à cet événement parisien par amitié, selon les informations rapportées par Paris Match.
Une apparition très discrète après une garde à vue
Présent sur les lieux, le journaliste et chroniqueur Christophe Carrière a décrit l’attitude de l’artiste sur le plateau de l’émission diffusée sur W9 : « Il n’a pas du tout cherché à discuter avec les uns et les autres ». D’après les témoins, le chanteur se tenait au fond du salon, près de la cheminée, sans se mêler aux convives ni se rendre au piano comme il en avait l’habitude lors des éditions précédentes. Ses proches venaient le saluer par petits groupes, tandis que d’autres invités, parmi lesquels des comédiennes et des réalisateurs, se seraient sentis mal à l’aise en raison de sa présence au milieu de cette tourmente judiciaire.
Une ambiance tendue et des propos amers
Cette soirée d’anniversaire est intervenue dans un climat particulièrement lourd pour l’interprète. À l’origine, cette date devait marquer sa présence sur la scène du Cirque d’Hiver Bouglione pour célébrer les trente-cinq ans de son album « Alors Regarde », à l’occasion de trois représentations affichant complet. Ces concerts ont finalement été annulés à la suite de manifestations et de rassemblements de collectifs féministes.

Au cours de la soirée de Benjamin Patou, où l’humoriste Ary Abittan figurait également parmi les invités, Patrick Bruel a exprimé sa détresse face à la situation auprès de certains proches, confiant notamment : « On veut ma mort » et « On m’adoré et maintenant on me déteste, tout cela n’a aucun sens ». Convaincu de n’avoir rien commis de répréhensible, il a évoqué à plusieurs reprises un possible malentendu, tout en excluant fermement toute notion de violence ou de contrainte.
Un soutien judiciaire restreint et une défense arc-boutée
Lors de sa première comparution devant le tribunal le 8 juin, l’artiste s’était présenté muni de cent deux attestations de soutien rédigées par des intimes, parmi lesquels Amanda Sthers, Caroline Nielsen, sa coiffeuse Sarah Guetta ou encore Gilbert Coullier. Toutefois, aucun camarade issu du monde de la chanson, du cinéma ou de la réalisation n’a publiquement pris sa défense. À l’issue de cette procédure, il a été mis en examen dans quatre affaires, placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres, et soumis à un contrôle judiciaire incluant la remise de son passeport.

Durant sa brève halte de la soirée, écourtée aux alentours de 22h30 ou 23h00, Patrick Bruel est resté arc-bouté sur ses positions lorsque des convives l’ont interrogé sur son état. Fidèle à sa ligne de défense, il a fermement soutenu qu’il n’y était pour rien, tout en prononçant des mots particulièrement durs à l’égard des femmes, selon les observations partagées par Public. Le chanteur continue ainsi de faire face aux répercussions de cette affaire sur sa carrière, marquée par l’annulation récente de sa tournée.