Un nouveau rapport de la Centre of Future Work soutient que la construction locale de traversiers en Colombie-Britannique permettrait de stimuler l’économie régionale et d’atténuer les impacts des tarifs douaniers américains, quinze mois après l’attribution d’un contrat de construction en Chine.
Un rapport relance le débat sur la construction navale locale
La construction de traversiers au sein de la province permettrait d’aider l’économie de la Colombie-Britannique et du Canada à faire face aux pressions tarifaires exercées par les États-Unis. C’est ce que révèle une étude publiée par la Centre of Future Work, commandée par une coalition regroupant des syndicats et des acteurs de l’industrie, selon le rapport diffusé en septembre 2026.
Ce document arrive quinze mois après l’annonce par BC Ferries de l’attribution d’un contrat à un chantier naval contrôlé par le gouvernement chinois. L’entente portait sur la fabrication de quatre navires majeurs, pour un montant dont le détail précis n’a pas été rendu public à l’époque.
Les justifications de BC Ferries face aux critiques syndicales
Lors de l’attribution du contrat de construction, la société de transport maritime, placée sous la supervision de la B.C. Ferry Authority, avait indiqué qu’aucune entreprise canadienne n’avait déposé d’offre. L’offre retenue, émanant de China Merchants Weihai Shipyards, affichait un coût inférieur d’au moins 1 billion de dollars par rapport aux autres propositions.
Cette décision avait suscité de vives réactions d’opposition. L’économiste du travail Jim Stanford, co-auteur de l’étude, a souligné que cette orientation ne devait plus se reproduire, en particulier dans le contexte des tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump. L’analyste a précisé que la publication ne cherchait pas à remettre en question rétroactivement l’achat des navires chinois, mais plutôt à inciter la province à structurer sa filière industrielle par des garanties d’approvisionnement et des investissements ciblés dans les infrastructures et la main-d’œuvre.
Les répercussions économiques d’une production domestique
Selon l’analyse de l’étude menée par le centre de recherche, le choix de chantiers locaux pour la flotte de la province aurait généré des retombées directes substantielles pour l’économie canadienne. Les auteurs estiment que cette option aurait permis de soutenir l’activité intérieure face aux turbulences économiques internationales.

Les représentants syndicaux insistent sur la cohérence des politiques d’achat public, affirmant que les exigences de consommation locale prônées pour les citoyens devraient s’appliquer avec la même rigueur lorsque des milliards de dollars de fonds publics sont engagés dans le renouvellement de la flotte maritime.