Présenté en première mondiale le samedi au Festival de cinéma de Toronto, le film « I Play Rocky » retrace l’histoire et les débuts difficiles du jeune Sylvester Stallone. Réalisé par Peter Farrelly, le long-métrage a reçu une ovation chaleureuse du public, marquant un hommage vibrant à l’impact culturel du personnage un demi-siècle après sa création.
Le parcours de Sylvester Stallone et la genèse d’un classique du cinéma
Le biopic s’intéresse au tournant décisif de la carrière de Sylvester Stallone, alors réduit à la pauvreté au point de devoir vendre son chien pour subsister. Plutôt que de céder son travail à n’importe quel prix, l’acteur a refusé de vendre son scénario sans obtenir la garantie d’y tenir le rôle-titre, comme le rappelle l’histoire du boxeur de seconde zone de Philadelphie qui décroisse sa chance face au champion du monde des poids lourds.
Ce récit fonctionne comme un miroir de la propre trajectoire de l’acteur et de son combat pour imposer son projet. Tourné avec un budget modeste lors de sa sortie en 1976, le film original est devenu le plus gros succès au box-office de son époque, propulsant son créateur au rang de star internationale et décrochant trois Oscars sur dix nominations, dont celui du meilleur film.
La vision de Peter Farrelly et le choix d’Anthony Ippolito pour incarner la légende
Le réalisateur américain Peter Farrelly, dont le précédent long-métrage « Green Book » a reçu l’Oscar du meilleur film en 2019, a confié sur le tapis rouge à Toronto et auprès de l’AFP avoir été profondément marqué par ce qu’il a découvert du tournage et des épreuves traversées par son sujet. « Le parcours de Stallone avant de réaliser ce film, et le combat qu’il a mené pendant le tournage […] tout cela m’a profondément touché, car je n’en savais rien », a-t-il expliqué.
« J’ai dit dès le départ que je ne ferais pas ce film sans l’accord de Sylvester Stallone »
Peter Farrelly, réalisateur
Avant la projection, le cinéaste a exprimé sa gratitude envers la star de la franchise pour l’avoir autorisé à raconter cette incroyable histoire. Affirmant qu’il n’aurait jamais réalisé ce projet sans l’accord préalable du principal intéressé, le réalisateur a souligné à l’AFP que Sylvester Stallone avait lu le scénario avant de lui dire « fonce ! », se montrant ensuite ravi par le film, « Dieu merci ».
Pour porter le projet à l’écran, la production a misé sur un jeune acteur américain, Anthony Ippolito, âgé de 27 ans et doté d’une ressemblance physique frappante avec la star. Ce dernier a décroché le rôle-titre en envoyant une vidéo d’audition avant même le lancement officiel du casting.
Une première mondiale saluée par une longue ovation au festival de Toronto
Lors de sa projection inaugurale, les spectateurs présents dans la salle se sont levés pour applaudir durant de longues minutes, scandant le nom du célèbre personnage de fiction en hommage à son héritage indélébile. À travers cette mise en scène, Peter Farrelly a cherché à transmettre un message de persévérance qu’il juge indissociable de l’œuvre originale.

« Tenez bon, soyez fort, vous allez encaisser des coups, mais si vous êtes intègre, vous finirez par triompher »
Peter Farrelly, réalisateur