L’avocate et chroniqueuse Sarah Saldmann a annoncé le 14 septembre 2026 qu’elle quittait ses fonctions sur CNews et Europe 1, motivant son départ par l’influence grandissante du magazine Frontières au sein du groupe de Vincent Bolloré, et invoquant des choix cohérents avec ses convictions.
Un départ motivé por l’arrivée du magazine Frontières
C’est une page qui se tourne dans le paysage audiovisuel français. L’avocate et chroniqueuse Sarah Saldmann a officialisé sa décision de mettre un terme à sa collaboration de plusieurs années avec les médias du groupe de Vincent Bolloré, marquant ainsi une rupture nette avec l’antenne de CNews et de la station radio Europe 1.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, elle a qualifié cette décision de mûrement réfléchie. Le facteur déclenchant de ce départ réside dans l’évolution de la ligne éditoriale et capitalistique des groupes de médias concernés, marquée par l’entrée de Lagardère Média News au capital du magazine Frontières — qualifié de média d’extrême droite par Le Parisien —, à hauteur de 25 % des parts acquises au début du mois de septembre (le 4 septembre dernier, précise Le Parisien).
« L’importance prise aujourd’hui par le média Frontières m’amène à faire des choix cohérents avec mes convictions, mes priorités et la suite que je souhaite donner à son parcours. »
Sarah Saldmann, avocate et chroniqueuse, via son communiqué officiel
Des désaccords affichés en direct à l’antenne
Cette rupture trouve également ses racines dans des tensions survenues plus tôt dans l’année. Dès le 3 juin, sur le plateau de l’émission L’Heure des pros
(ou « L’heure des pros 2 » selon Le Parisien) sur CNews, la chroniqueuse s’était ouvertement opposée aux analyses présentées lors d’un débat consacré aux incidents suivant la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions.

S’agaçant des orientations de ses collègues chroniqueurs, elle s’était alors insurgée en ces termes, rapportés par Le Figaro (TV Magazine) : On ne peut pas mettre l’immigration à toutes les sauces non plus, là, sur ce fait-là, il n’y a pas de rapport
, avant d’asséner : Je n’évolue pas au milieu de Frontières, ça c’est sûr
. Elle avait également qualifié de journal de propagande
(ou journal diffusant de la « propagande », d’après Le Parisien) la publication avec laquelle le groupe renforce aujourd’hui ses liens, provoquant des échanges vifs avec l’animateur Pascal Praud, qui avait pris la défense du titre (qualifié de média réactionnaire par Le Parisien) en affirmant à l’antenne que Frontières, ils font le job
, selon les informations rapportées par Le Parisien.
Remerciements et perspectives d’avenir pour la chroniqueuse
Malgré ce différend éditorial, Sarah Saldmann a tenu à soigner sa sortie en adressant des remerciements appuyés à plusieurs figures dirigeantes et présentateurs des chaînes qu’elle quitte. Elle cite notamment Serge Nedjar, Donat Vidal-Revel, Gérald-Brice Viret, Laurence Ferrari ainsi que Pascal Praud (pas rancunière, relève Le Figaro).
« Je quitte donc CNews et Europe 1 avec respect et reconnaissance pour le chemin parcouru, mais avec la volonté d’ouvrir désormais un nouveau chapitre. »
Sarah Saldmann, via communiqué public
Ayant débuté ses interventions médiatiques en 2021 sur les antennes du groupe (dès 2021 sur CNews selon Le Parisien) avant de diversifier ses apparitions sur d’autres plateaux comme RMC dans les « Grandes Gueules » ou encore BFM Business (ainsi que le rappelle Le Parisien), l’avocate n’a pour l’instant dévoilé aucun indice sur ses projets professionnels futurs (« Elle ne livre, en revanche, aucun indice sur sa future destination », note Le Parisien), laissant planer le doute sur l’orientation de sa prochaine collaboration dans les médias français.