La finale de l’US Open a été marquée par un voyage express de la footballeuse Trinity Rodman, arrivée de Washington pour soutenir son compagnon Ben Shelton. Malgré la défaite du tennisman américain face à Alexander Zverev, cette romance transatlantique a passionné New York après un quart de finale historique.
Un voyage de dernière minute pour la finale de l’US Open
Trinity Rodman, la vedette de soccer des Washington Spirit et fille de l’ancien de la NBA Dennis Rodman, disposait d’un match matinal à domicile débutant à 10 h. Immédiatement après cette rencontre, l’attaquante a sauté dans un avion, a parcouru quelque 300 kilomètres jusqu’à Flushing Meadows, et est arrivée à temps pour la quatrième manche de la finale que disputait Shelton.
Elle a ainsi pu rejoindre les tribunes du stade Arthur-Ashe à temps pour assister au quatrième set de la finale de l’US Open. Le tennisman, 23 ans et d’un an plus jeune que Rodman (âgée de son côté d’un an son aînée), s’est incliné 6-3, 7-6 (2), 5-7 et 6-2 face à Alexander Zverev, manquant l’occasion de devenir le premier Américain depuis Andy Roddick, en 2003, à remporter les Internationaux des États-Unis.
La blague d’Alexander Zverev et les hommages d’après-match
Lors de la cérémonie de remise des trophées, le vainqueur allemand s’est adressé directement à l’attaquante présente dans le box de son adversaire, provoquant l’hilarité et un sourire gêné dans le public.
Trinity, je pensais que tu avais un match aujourd’hui, non? Bien joué à toi aussi. Tu es le porte‐bonheur.
Alexander Zverev, joueur de tennis professionnel, via RMC Sport
Les tourtereaux se sont rencontrés l’an dernier, après un premier contact initié par elle sur Instagram.

« Je savais que ce serait quasiment impossible d’arriver jusqu’ici, mais le simple fait d’avoir essayé est déjà incroyable. »
Ben Shelton, joueur de tennis, via le Journal de Montréal
« Je savais qu’elle viendrait. C’était pratiquement impossible d’arriver jusqu’ici. Rien que de faire l’effort et d’essayer ça, c’est complètement fou. Elle est en quelque sorte arrivée au moment où j’étais en train de perdre, ce qui a dû être pénible pour elle. Nous avons fait beaucoup de sacrifices. On voyage à travers le monde pour essayer de s’encourager mutuellement lorsque c’est possible. »
Ben Shelton, joueur de tennis, via RMC Sport
Le précédent record de nuit et la dynamique new-yorkaise
Cette présence assidue rappelle l’effervescence suscitée quelques jours plus tôt lors du quart de finale disputé par Ben Shelton. L’Américain était venu à bout de l’Espagnol Carlos Alcaraz dans un combat intense de plus de quatre heures — exactement 4h28 d’une lutte acharnée conclue sur le score de 6-7, 6-1, 6-3, 1-6, 7-6 au super tie-break du 5e set selon CNews, ou 6-7 (5), 6-1, 6-3, 1-6, 7-6 (5) selon d’autres sources. L’affrontement a pris fin à 3 h 33 du matin (heure de New York), établissant un record historique puisque jamais un match ne s’était achevé aussi tard dans l’histoire du Grand Chelem américain.

Durant cette nuit mémorable, Trinity Rodman avait célébré avec son copain, imitant le fameux signe du coup de téléphone, bien qu’elle ait été oubliée par l’Américain lorsqu’il a remercié ses proches demeurés éveillés trop tard, ce qui lui a valu de se moquer en s’écriant « Et moi ? » depuis les estrades du stade Arthur-Ashe, avant de devoir regagner Washington pour un entraînement quelques heures plus tard. Malgré la défaite en finale, l’Américain retient le positif de sa quinzaine new-yorkaise et se projette déjà sur les échéances à venir.