Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a réitéré son soutien inébranlable à Vladimir Poutine et à la Russie dans le cadre du conflit en Ukraine, qualifiant la campagne militaire de guerre sacrée pour la sécurité internationale, selon des informations publiées ce mardi par les médias officiels de Pyongyang.
La lettre de Kim Jong-un et les promesses de soutien à Moscou
L’idylle diplomatique et militaire entre Pyongyang et Moscou franchit une nouvelle étape. Dans une communication personnelle adressée à son homologue russe, Kim Jong-un a promis un soutien inébranlable
à la Russie dans ce qu’il qualifie de guerre sacrée contre Kiev. Les médias officiels de Pyongyang ont relayé cette correspondance ce mardi, témoignant de liens de plus en plus étroits entre les deux nations rapportés par l’agence d’État KCNA.
« Fermement convaincu de la victoire de la Fédération de Russie dans la présente guerre sacrée pour défendre les intérêts de sécurité du pays et la justice internationale, je promets mon soutien inébranlable à toi, mon cher ami, et au peuple russe frère. »
Kim Jong-un, dirigeant nord-coréen, via 20minutes
Le dirigeant nord-coréen a également insisté sur la volonté ferme de son gouvernement d’élargir et d’approfondir la coopération bilatérale avec la Fédération de Russie, balayant tout doute quant à la pérennité de cet axe stratégique.
Coopération militaire et frontières partagées
Ce rapprochement diplomatique s’appuie sur des fondements concrets noués ces dernières années. Les deux États ont scellé un accord de défense en 2024, tandis que des milliers de soldats nord-coréens ont pris part aux combats aux côtés des forces russes dans la région de Koursk au cours de la période 2024-2025.
La concrétisation matérielle de cette alliance ne se limite pas aux théâtres d’opérations militaires. Début septembre, les deux pays ont inauguré leur première liaison routière sous la forme d’un pont enjambant le fleuve Toumannaïa, qui matérialise leur courte frontière commune, illustrant un renforcement physique des échanges trans frontaliers.
Les répercussions économiques et les alertes de Kiev
En août, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Pyongyang envisageait de déployer de nouveau entre 30 000 et 50 000 soldats sur le sol russe, tout en accusant la Corée du Nord d’avoir fourni des missiles balistiques à l’armée russe. Le dirigeant ukrainien n’a toutefois pas précisé l’origine exacte de ces estimations chiffrées.

En parallèle, l’économie nord-coréenne tire des avantages tangibles de ce partenariat. En juillet, la banque centrale sud-coréenne a estimé que le PIB de la Corée du Nord avait progressé de plus de 3 % en 2025. Cette institution a identifié la coopération avec Moscou comme un moteur majeur de cette croissance, apportant au pays des devises étrangères, des technologies militaires ainsi qu’un soutien financier, énergétique et alimentaire de premier plan.