Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a affirmé le 16 septembre 2026 que l’armée était prête à terminer le travail
à Gaza. Cette déclaration intervient alors qu’un immeuble s’est effondré dans la ville de Gaza, faisant au moins 12 morts et plus de 100 disparus, dans un contexte de campagne électorale tendue.
L’effondrement d’un immeuble à Gaza alourdit le bilan humain
La situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Gaza continue de se degrader tragiquement. Au moins 12 personnes, dont cinq enfants, ont perdu la vie dans l’effondrement d’un immeuble résidentiel de six étages situé dans l’ouest de la ville de Gaza, selon un nouveau bilan communiqué par la Défense civile du territoire palestinien. Le bâtiment, qui comprenait quatre appartements par étage, avait été directement ciblé au cours des hostilités, ce qui avait gravement compromis son intégrité structurelle avant de provoquer son écroulement.

Les opérations de secours sur place s’avèrent particulièrement difficiles. Plus de 100 personnes sont toujours portées disparues sous les décombres. Les secouristes locaux poursuivent leurs recherches pour tenter de retrouver des survivants au milieu des ruines, tandis que le bilan total des hostilités dans l’enclave dépasse des dizaines de milliers de morts depuis le début de l’offensive israélienne lancée en octobre 2023, d’après les chiffres du ministère de la Santé local relayés par le média TV5MONDE.
La polémique politique autour du projet de vider Gaza de ses habitants
Sur le plan politique, les déclarations se succèdent à l’approche des élections législatives prévues en Israël pour la fin du mois d’octobre 2026. Le ministre répondait à un adversaire politique, Ofer Winter, candidat d’une nouvelle formation de droite, qui avait critiqué le rythme des opérations militaires à Rafah malgré trois ans de guerre et l’engagement de cinq divisions.
En réponse, Israël Katz a souligné qu’Israël avait déjà vidé de leurs habitants Rafah, et 70% de Gaza
. Le ministre a également évoqué l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis en octobre 2025, affirmant que Washington n’était pas parvenu à désarmer le mouvement islamiste Hamas comme cela était initialement prévu. Parallèlement, un autre membre de la coalition gouvernementale, le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir, a présenté une proposition de campagne prévoyant la déportation progressive des habitants palestiniens hors de Gaza, un plan qualifié d’inacceptable et illégal par plusieurs organisations de défense des droits humains.
Réactions internationales et craintes d’un vide sécuritaire au Liban
Ces projets de déplacement forcé et d’émigration provoquent de vives réactions à l’étranger. Aux États-Unis, l’élu démocrate Greg Landsman a qualifié ces propositions de inacceptables, estimant que les électeurs israéliens devaient choisir un nouveau gouvernement. De son côté, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a formellement démenti tout projet visant à déplacer des personnes hors de Gaza contre leur volonté. L’organisation de défense des droits humains Adalah a rappelé que le transfert forcé d’une population civile constitue un crime de guerre au regard du droit international.

Pendant ce temps, la situation diplomatique régionale reste sous tension. À Pékin, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a déclaré lors d’une rencontre avec son homologue iranien Abbas Araghtchi que la Chine était prête à défendre les intérêts légitimes de Téhéran. Au Liban, le président Joseph Aoun a exprimé de vive voix sa crainte d’un vide sécuritaire à l’approche de l’expiration du mandat des Casques bleus de l’ONU en décembre, réclamant le déploiement d’une force temporaire dans le sud du pays.