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La Cité du cinéma rouvre ses portes au grand public à Saint-Denis

La Cité du cinéma rouvre ses portes à Saint-Denis lors des Journées européennes du patrimoine 2026, après quatorze années marquées par des difficultés financières et une…

La Cité du cinéma rouvre ses portes au grand public à Saint-Denis

La Cité du cinéma rouvre ses portes à Saint-Denis lors des Journées européennes du patrimoine 2026, après quatorze années marquées par des difficultés financières et une parenthèse olympique. Le complexe culturel ambitionne d’attirer 300 000 visiteurs par an grâce à une programmation permanente et des espaces rénovés.

Quatorze ans après son lancement officiel par le réalisateur et producteur Luc Besson, la Cité du cinéma s’offre une renaissance très attendue à Saint-Denis à l’occasion des Journées du patrimoine. Le complexe s’installe dans une immense ancienne centrale thermique conçue par l’architecte Gustave Umbdenstock au début des années 1930.

Une métamorphose architecturale et culturelle

Pour donner une nouvelle vie à cet édifice de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, l’entreprise exploitante Seine & Watts a investi plusieurs millions d’euros. Le site comprend désormais un espace modulable de 6.000 personnes sous la grande nef, une salle de projection entièrement refaite à neuf de près de 440 à 450 places dotée d’un agrément pour projeter les films du moment, ainsi qu’un espace de restauration rapide pour accueillir le grand public.

Ce changement d’échelle marque une rupture avec les premières années du site. Elle s’est mise en capacité de faire ce qu’elle ne faisait pas jusqu’à présent, c’est-à-dire accueillir tous les publics, explique Didier Gouband, président de la Cité du Cinéma, en soulignant que le lieu s’adressait presque exclusivement aux professionnels depuis sa création, ce qui a nécessité une métamorphose sur un quart de sa surface.

« Jusqu’à présent, et depuis sa création, elle a toujours accueilli des publics professionnels, avec très peu de place, pour imaginer des dispositifs pour le grand public, donc elle a fait l’objet d’une véritable métamorphose sur un quart de sa surface. »

Didier Gouband, président de la Cité du Cinéma, via franceinfo

De la cantine olympique aux tournages internationaux

L’histoire récente du bâtiment est intimement liée aux grands événements accueillis en Seine-Saint-Denis. En 2024, la Cité a été réquisitionnée pour servir de restaurant aux athlètes des Jeux olympiques de Paris. Le site se situe aujourd’hui dans un secteur en pleine mutation, pris entre les souvenirs sportifs de cet événement mondial et les chantiers en cours du Grand Paris Express.

Malgré les embûches financières du passé et la fermeture il y a trois ans de l’École de la Cité, le complexe est resté un pôle de production actif. Le bâtiment abrite neuf plateaux de tournage et jouxte des structures où ont été tournées des productions notables comme les séries Emily in Paris et Le Bureau des légendes, ou encore des longs-métrages tels que 20 ans d’écart (2013) de David Moreau, Une nouvelle amie (2014) de François Ozon et Taxi 5 (2018) de Franck Gastambide.

Un week-end festif d’inauguration pour attirer le public francilien

Pour son ouverture officielle les 19 et 20 septembre 2026, l’affluence est au rendez-vous avec plus de 22.000 à 23.000 inscrits rien que pour le week-end inaugural. Le public découvre un programme riche mêlant projections, performances artistiques et ateliers pratiques.

La Cité du Cinéma, en février 2024, à Saint-Denis
Photo: franceinfo
  • Des représentations du Paris Dance Project menées par le chorégraphe Benjamin Millepied.
  • L’installation interactive de l’Usine de films amateurs du réalisateur Michel Gondry, permettant de fabriquer son propre court-métrage.
  • Des ateliers de doublage, de maquillage et des initiations aux cascades professionnelles.
  • Des visites des plateaux de tournage et des locaux de l’école de cinéma l’ENS Louis-Lumière, déjà établie dans le complexe.

Une programmation permanente pour pérenniser l’ambition culturelle

Au-delà de l’événement patrimonial, les gestionnaires misent sur une offre pérenne. Le plus important reste ce qui va se passer après les Journées du patrimoine, puisque cette ouverture se veut permanente avec des concerts, des expositions, mais aussi le Paris dance project du chorégraphe Benjamin Millepied ou encore l’Usine de films amateurs du réalisateur Michel Gondry, indique la programmation détaillée des lieux.

La Cité du cinéma rouvre ses portes au grand public à Saint-Denis
Photo: Lesechos

L’objectif affiché par la direction est d’accueillir 300 000 visiteurs par an pour installer durablement le site dans le paysage culturel francilien. L’enjeu des prochains mois consistera à fidéliser cette communauté affinitaire pour garantir la régularité de la fréquentation dans ce quartier en pleine recomposition urbaine.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.