Le Musée d’Art moderne de Paris consacre une rétrospective majeure à l’artiste plasticienne Otobong Nkanga jusqu’au 22 février 2026. Intitulée J’ai rêvé de toi en couleurs
, l’exposition explore le lien brisé entre l’humain et son environnement à travers des dessins, des tapisseries et des installations inédites. Parallèlement, le musée présente l’exposition « Kerry James Marshall : The Histories », la première en France consacrée à ce peintre américain, du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027, selon le Musée d’Art Moderne de Paris. L’exposition réunit soixante-dix œuvres, dont huit peintures inédites réalisées pour l’événement, menée avec le soutien de l’artiste et suivant onze groupes de séries et cycles de 1980 à aujourd’hui, d’après les informations du Musée d’Art Moderne de Paris.
L’artiste plasticienne nigériane Otobong Nkanga présente sa monographie rétrospective au Musée d’Art moderne de Paris. Née à Kano au Nigeria et résidant en Belgique depuis une vingtaine d’années, l’artiste revient dans la capitale française où elle a effectué ses études pour exposer son parcours artistique. Concernant Kerry James Marshall, né à Birmingham en Alabama en 1955 et installé avec sa famille à Watts (quartier de Los Angeles) en 1963 (deux ans avant les émeutes de 1965) avant de vivre à Chicago depuis 1987, l’exposition « The Histories » suit des étapes précédentes à la Royal Academy of Arts de Londres du 20 septembre 2025 au 18 janvier 2026 et au Kunsthaus Zürich du 27 février au 16 août 2026, comme le détaille le Musée d’Art Moderne de Paris.
Un parcours entre souvenirs d’études et pièces actuelles
La rétrospective réunit des œuvres anciennes, dont certaines réalisées durant ses années d’école, aux côtés de créations plus contemporaines. Parmi les pièces présentées figure notamment Keyhole, conçue lors de son séjour parisien. L’exposition témoigne de la diversité des médiums employés par la plasticienne, qui utilise tour à tour le tissage, les collages, la céramique, les sculptures et les performances.

Interrogée sur sa démarche, l’artiste précise que tout commence avec les dessins, l’installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Aucune technique ne prime sur une autre ; le choix du support découle directement de l’idée et de la meilleure manière de l’exprimer dans l’espace.
La question des industries extractives et du capitalisme
Au cœur de l’œuvre d’Otobong Nkanga se trouve le rapport entre l’humain et la nature, ainsi que la nécessité de recréer des liens brisés. Ses travaux interrogent en particulier l’impact des industries extractives sur la planète.

L’artiste nuance toutefois la responsabilité humaine : nous aussi, nous venons de cette planète, de cette nature-là. Selon elle, le problème réside dans la structure capitaliste de l’exploitation des ressources, qui néglige la régénération des sols et engendre des conflits au détriment des populations locales.
Informations pratiques pour les visiteurs
Par ailleurs, le public pourra découvrir l’exposition « Kerry James Marshall : The Histories » au même Musée d’Art Moderne de Paris du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027.