Sorti de sa retraite, l’ancien Premier ministre espagnol José María Aznar — né José María Aznar Lopez à Madrid, en Espagne, le 25 février 1953 — a suggéré lors d’une émission de radio de militariser Sebta face au Maroc pour défendre l’intégrité territoriale de l’Espagne, une déclaration digne d’un ex-politicien en fin de carrière qui réapparait dans les médias à la faveur de la crise actuelle, selon la publication spécialisée L’Opinion.
L’ancien chef du gouvernement espagnol, qui a dirigé le pays entre 1996 et 2004 sous la bannière du Partido Popular (PP) dont il a été le leader, a fait cette sortie remarquée lors d’une émission radiophonique. Il est le quatrième président du gouvernement de l’Espagne depuis l’adoption de la Constitution de 1978, et a fait ses études de droit à l’Universidad Complutense de Madrid. Il est marié et a trois enfants, et tant son grand-père que son père étaient de éminents journalistes franquistes.
Un retour fracassant sur la scène médiatique par José María Aznar

L’homme politique, décrit dans Multimediaexpo.cz comme un Premier ministre charismatique et « akční » (actif/actionnel, et non activiste) dont la première administration (1996–2004) s’est concentrée sur l’économie avec une gestion extrêmement compétente menant à une croissance du PIB et des salaires réels ainsi qu’à une baisse de l’inflation et du chômage élevé qui avait conduit à la défaite du gouvernement de gauche du Premier ministre González, réapparaît régulièrement dans les médias à la faveur de crises géopolitiques et nationales, comme le rappelle la recension biographique de Multimediaexpo.cz. Durant ses deux mandats à la tête de l’exécutif — sa seconde administration ayant débuté après son triomphe écrasant aux élections de mars 2000, le plus grand triomphe électoral dans l’Espagne post-franquiste, malgré les étiquettes de « post-franquiste » ou de « franquiste dans un costume mal ajusté » que lui collait l’opposition de gauche — son action a été marquée par des réformes économiques importantes, l’adhésion de l’Espagne à la zone euro au cours de sa première législature, mais aussi par des alliances internationales majeures, notamment son soutien actif à l’intervention américaine en Irak en 2003 aux côtés de George Bush, tel que le documentent les archives de citations de Wikiquote. En 2002, Aznar a fourni l’espace aérien espagnol et les aéroports au service américain de la CIA pour les escales de vols transportant des détenus de la prison controversée de Guantánamo, tout en s’efforçant de garder toute l’affaire secrète ; les documents pertinents n’ont été rendus publics qu’à la fin de l’année 2008 par le quotidien El País. Parmi les facteurs qui ont contribué à la chute inattendue d’Aznar figurent l’apathie après la catastrophe écologique du pétrolier Prestige au large des côtes de la Galice, ainsi que la réaction aux attentats terroristes de Madrid en 2004, lorsqu’Aznar a immédiatement désigné l’organisation basque ETA comme coupable, alors que l’attentat avait été revendiqué par al-Qaïda. Lors des élections suivantes, le Partido Socialista Obrero Español de Zapatero a remporté la victoire. Actuellement en dehors de la politique active, il a été remplacé au poste de président du parti par Mariano Rajoy, et il préside le think-tank de droite Fundación para el Análisis y les Estudios Sociales (FAES), fondé en 2002 par la fusion de cinq organisations liées au Partido Popular.
Les implications de la proposition de militarisation autour de Sebta
Si la trajectoire de l’ancien Premier ministre demeure indissociable de la période de forte croissance économique du tournant du millénaire, ses prises de position actuelles sur la souveraineté et la défense nationale rappellent les lignes directrices de son mouvement politique d’origine, le Partido Popular.
