Converse a présenté ses excuses et retiré une campagne publicitaire après une vive polémique en ligne. Des utilisateurs ont comparé l’éclairage et les accessoires d’une image promotionnelle à une cagoule du Ku Klux Klan et à une scène de lynchage, entraînant un appel public à des sanctions de la part d’un élu américain.
Une campagne publicitaire retirée après une vive polémique en ligne
La marque de chaussures Converse, filiale de Nike, s’est retrouvée au cœur d’une controverse internationale suite à la diffusion d’une campagne publicitaire pour ses modèles Chuck 70 X et Run Star Crush. Lancée mondialement le 27 août, l’initiative mettait en vedette Karina, membre du groupe féminin K-pop Aespa. L’un des visuels montrait la chanteuse sous une lumière en forme d’étoile créant un halo particulier, tout en tenant une paire de chaussures noires et en portant une jupe blanche mi-longue.
Très rapidement, la publication est devenue virale sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes y voyant des symboles rappelant le suprémacisme blanc. Alors que certains soulignaient la ressemblance de l’éclairage avec une capuche du Ku Klux Klan, d’autres ont interprété la manière dont les chaussures étaient tenues comme une évocation explicite de lynchage.
Un utilisateur sur les réseaux sociaux, via Yahoo, a déclaré qu’il ne fallait pas croire qu’on était fou, que la publicité de Converse était bien raciste et qu’affirmer qu’il s’agissait simplement d’une publicité pour des chaussures ne constituait pas une défense.
Face à l’ampleur de la contestation, l’entreprise a réagi en présentant des excuses officielles et en retirant l’annonce controversée de ses canaux de diffusion. Dans un communiqué transmis à la publication américaine Footwear News, la marque a admis l’erreur d’appréciation.
Converse, via NINE, a présenté ses excuses, indiquant comprendre pourquoi cette image était profondément troublante et reconnaître avoir fait fausse route, tout en précisant que l’image avait été retirée de leurs canaux et qu’ils œuvraient à sa suppression partout où elle était apparue, ajoutant que cela n’aurait pas dû se produire et qu’ils feraient mieux à l’avenir.
Une seconde image critiquée et la colère d’un membre du Congrès américain
La polémique s’est intensifiée lorsqu’une autre image de la campagne a été mise en lumière. Partagée sur le compte Instagram de Converse Malaisie dans le cadre de la collection Converse x Palmes pour les sneakers Jack Purcell PDM, cette seconde photo montrait deux mannequins grimpant à une échelle en bois pour atteindre des chaussures suspendues à une branche d’arbre.
The Klan silhouette is one thing, But the tree, ladder, and person in the distance looking up while holding up Converse shoes. Abhorrent. Unfathomable. Repugnant. Utilisateur sur Threads, via Yahoo
Cette accumulation de symboles visuels a provoqué des réactions indignées de la part de consommateurs, certains allant jusqu’à brûler leurs chaussures en signe de protestation, tandis que d’autres exigeaient des sanctions professionnelles à l’encontre des responsables du projet. La situation a également interpellé le monde politique. Le membre du Congrès américain Troy Carter a publiquement condamné la campagne dans un communiqué officiel.
Troy Carter, membre du Congrès américain, via Yahoo, s’est adressé à Nike et Converse en leur demandant ce qui leur était passé par la tête, se présentant comme un homme noir, fils du Sud et membre du Congrès représentant la Louisiane, et soulignant que, là d’où il venait, l’image de personnes noires suspendues à des arbres n’appartenait pas à l’histoire ancienne, que cette douleur continuait de vivre dans leurs familles et leurs communautés, et que la capuche blanche n’était pas un costume inoffensif mais un symbole de terreur, de meurtre et de générations de violence raciale.
L’élu a insisté sur le fait que la marque devait rendre des comptes, soulignant que la souffrance liée à ces traumatismes historiques ne pouvait être réduite à un simple accessoire marketing. Alors que la société poursuit le retrait des visuels sur l’ensemble de ses plateformes, la gestion de cette crise illustre la sensibilité accrue autour de l’utilisation d’imageries historiques controversées dans la publicité internationale.
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