La tempête médiatique autour du duc et de la duchesse de Sussex présente des similitudes frappantes avec le calvaire vécu par la princesse Diana, selon son frère cadet. Dans un entretien accordé à l’émission de Laura Kuenssberg sur la BBC, le comte Spencer a estimé que le public et les médias devraient retenir les leçons du passé pour éviter de répéter les tragédies de l’an 1997, année où Diana a perdu la vie à l’âge de 36 ans dans un accident de voiture à Paris, alors qu’elle était pourchassée par des photographes à moto.
Les échos du passé et la pression tabloïd sur le prince Harry et Meghan Markle
Le neuvième comte Spencer a souligné la violence des articles publiés par la presse tabloïd britannique, qualifiant cette atmosphère toxique d’influence destructrice pour le couple princier. Bien qu’il ait précisé ne pas s’exprimer au nom des Sussex, il a insisté sur l’épuisement psychologique qu’engendre une telle exposition quotidienne.

Earl Charles Spencer a déclaré par l’intermédiaire de Reuters qu’il n’était pas là pour parler au nom de Harry et de Meghan, mais que pour quiconque se trouvant ainsi détruit au quotidien, cela devait constituer une influence des plus délétères dans sa vie.
L’analyse du comte trouve un écho direct dans les déclarations passées du prince Harry. Depuis son mariage avec Meghan Markle en l’an 2018 et leur retrait des charges royales en 2020, le couple n’a cessé de dénoncer le comportement de la presse britannique. Lors de leur entretien accordé à Oprah Winfrey en l’an 2021, le duc de Sussex avait déjà mis en cause un modèle d’entreprise médiatique créant un environnement de contrôle et de peur.
La sortie du mémoire Swan Song
et la riposte de Buckingham Palace
Ces déclarations interviennent à un moment particulièrement délicat pour la famille royale, à la veille de la publication du livre de mémoires d’Earl Spencer, intitulé Swan Song: Diana, My Sister
, prévue pour le mardi 22 septembre 2026. L’ouvrage a déjà fait couler beaucoup d’encre à la suite de sa prépublication dans le Daily Mail, qui a révélé des accusations explosives concernant la réaction de l’actuel roi Charles III dans les heures qui ont suivi la mort de Diana.
Le comte Spencer soutient que le roi, qui s’appelait alors le prince de Wales, aurait affirmé qu’ils l’oublieraient soon enough
tout en se montrant, selon ses dires, dans un état d’euphorie comparé à celui d’un gagnant de loterie. Des affirmations qualifiées de monstrueuses par l’auteur, qui affirme détenir ces propos de conversations tenues avec des proches immédiatement après le drame.

Face à ces révélations, Buckingham Palace a réagi par la voix d’un porte-parole, adoptant une posture mesurée mais ferme qui rappelle la formule célèbre employée par la feue reine Elizabeth II après l’interview d’Oprah Winfrey, à savoir que recollections may vary
.
Un porte-parole de Buckingham Palace, s’exprimant via The Guardian, a indiqué que Sa Majesté avait à l’esprit que la douleur d’un deuil fraternel pouvait obscurcir la raison, altérer le jugement et colorer la mémoire d’une manière que d’autres ne reconnaissent pas, même de nombreuses années après une telle perte.
Tensions éditoriales et perspectives autour du retour des Sussex au Royaume-Uni
Malgré ces péripéties, l’ouvrage s’apprête à rouvrir des plaies profondes au sein de l’institution monarchique, déjà fragilisée par le traitement médical du roi Charles III contre le cancer.
Alors que le prince Harry et Meghan Markle sont rentrés au Royaume-Uni le 26 août dernier, les observateurs royaux s’interrogent sur les répercussions à long terme de ce nouveau front ouvert par le frère de la princesse Diana, dont les prises de position continuent de polariser l’opinion publique britannique.