Invité sur le plateau de l’émission C à Vous, le champion olympique de judo Teddy Riner a tenu à répondre publiquement aux vives critiques et aux attaques racistes dont il fait l’objet. Cette prise de parole intervient après ses déclarations formulées dans l’émission Stade 2 la quotidienne, au cours desquelles il avait exprimé son angoisse face à la situation politique et à la montée de l’extrême droite. Face à la présentatrice Anne-Élisabeth Lemoine, le sportif a tenu à rappeler sa légitimité en tant que citoyen.
Une mise au point ferme face aux attaques racistes
Le judoka a ainsi mis en garde ses détracteurs en concluant son intervention par un avertissement direct transmis face caméra, rapporté par Gala : Sachez que tout ce qui est raciste, il y a des avocats pour ça.
Il a également affirmé sa volonté de ne pas se laisser intimider, soulignant que si sa prise de parole dérangeait, il continuerait à s’exprimer.
Les origines de la polémique politique
La controverse a débuté lors de son passage dans Stade 2, où il avait confié son inquiétude quant à la tournure prise par le pays : Ce qui m’angoisse c’est la tournure que prend le pays. Ça m’angoisse, même moi sportif de haut niveau. Ça m’angoisse de voir tout ça, la montée des extrêmes. Ça me fait flipper.
Relancé pour préciser sa pensée, il avait explicitement visé l’extrême droite. Ces propos ont immédiatement provoqué de vives réactions, incluant des échanges tendus par médias interposés avec l’animateur de CNews Pascal Praud, ainsi que des réactions de plusieurs élus du Rassemblement national.

Sur le plateau de C à Vous, Teddy Riner s’est défendu de toute attaque partisane : Moi, j’ai parlé d’une angoisse, je ne pense pas avoir été contre un parti. Quand on voit les résumés, les réponses ou bien les messages qui ont été portés, ça révèle la nature du parti.
Se décrivant avant tout comme un père de famille inquiet pour l’avenir de ses enfants, il a regretté un climat politique instable qu’il ne reconnait pas.
Les réactions du monde du sport
Cette prise de position politique de l’athlète a également suscité des avis partagés au sein même de la grande famille du judo. Ancien champion, député et ministre des Sports, David Douillet a réagi à cette séquence sur l’antenne de RMC en prodiguant un conseil à son successeur potentiel sur les tatamis : Juste un conseil, on n’est jamais obligé de répondre à une question, tu as cette liberté.
Estimant que répondre à ce type de question revient à faire de la politique, l’ancien ministre a souligné la caisse de résonance puissante offerte par les réseaux et les médias actuels par rapport aux décennies précédentes.
