Un rover belge baptisé Luvmi-M s’envolera début 2029 vers la Lune à bord d’une fusée de Blue Origin. Cette mission commerciale de quatorze jours, pilotée depuis Zaventem, vise à préparer une présence humaine permanente en explorant les ressources lunaires.
Un vol réservé auprès de Blue Origin et de l’esprit pionnier
Pour acheminer son véhicule robotisé vers l’espace, la société belge a acquis une place à bord d’un lanceur développé par l’entreprise Blue Origin, fondée par le milliardaire américain Jeff Bezos. Ce partenariat marque une étape importante pour l’industrie européenne, ouvrant la voie à des prestations spatiales facturées aux clients. Space Applications Services est la première entreprise européenne à offrir un accès à la Lune en tant que service
, fait-on valoir au sein de l’entreprise.
Pour les responsables du projet, cette aventure renvoie à des références historiques bien ancrées. De son côté, Fabian Suarez, le directeur financier de SpaceApps, s’exclame dans Le Soir à propos de la Lune : C’est le nouveau Far West !
Il ajoute également, toujours dans Le Soir : Sur la Lune, tout est encore à découvrir, à construire : nous en revenons à l’esprit pionnier de l’exploration spatiale.
Notre métier est de pousser les frontières systématiquement
, reprend Jeremi Gancet, ce type de mission permet de préparer le terrain à une présence permanente humaine sur la Lune, en trouvant notamment de l’oxygène ou de l’eau utilisable
.
Objectifs scientifiques et modèle économique à Zaventem
Depuis son siège situé à Zaventem, l’équipe pilotera le rover tout au long de sa mission sur le sol lunaire.

Space Applications Services loue ensuite de l’espace utile sur son rover à d’autres clients qui y placent des senseurs et autre matériel de recherches.
Jeremi Gancet, responsable du projet via La Libre
Cette approche commerciale permet de rentabiliser le voyage. L’entreprise négocie actuellement avec cinq à six clients potentiels, incluant des universités et des sociétés privées désireuses de tester leurs technologies en milieu extraterrestre.
Contraintes teknik et perspectives vers Mars
L’appareil a été conçu pour être léger et robuste, affichant un poids total de 40 kilos, dont 20 kilos de charges utiles. Une telle légèreté s’avère indispensable pour maîtriser les coûts, sachant qu’acheminer un kilogramme sur la Lune revient à près d’un million d’euros. La mission sera courte : elle durera exactement quatorze jours, soit la durée d’une journée lunaire. Une fois la nuit tombée, les températures chuteront à -180 degrés, rendant l’électronique hors d’usage. Le rover restera sur place, à l’instar du matériel des missions Apollo.

À terme, les ingénieurs espèrent renouveler l’opération à raison d’une mission par an et envisagent la Lune sous un angle stratégique plus large. La Lune n’a qu’un sixième de la gravité terrestre, c’est un endroit idéal pour y lancer d’autres engins, pour être une station-service sur le chemin de Mars, par exemple
, conclut-on du côté de Zaventem.