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Trump accusé de propagande après un spot de pub financé par le gouvernement

Une vidéo de Donald Trump rediffusée à la télévision ce week-end de septembre 2026 et financée par le gouvernement américain suscite de vives critiques de l'opposition.

Trump accusé de propagande après un spot de pub financé par le gouvernement

Une vidéo de Donald Trump rediffusée à la télévision ce week-end de septembre 2026 et financée par le gouvernement américain suscite de vives critiques de l’opposition. Qualifiée d’annonce de service public par l’exécutif, elle est dénoncée par des élus démocrates comme une campagne de propagande illégale à l’approche des élections de mi-mandat.

La diffusion télévisée d’un clip de trente secondes mettant en scène le président américain a déclenché une polémique nationale à cinq semaines des élections de mi-mandat. La voix off du président y promet notamment de détruire l’État profond et de chasser les communistes et les marxistes.

Le financement public d’une vidéo de campagne de 2024

Ce spot publicitaire n’est pas inédit. Comme le rappelle 20minutes, Donald Trump avait déjà publié cette même vidéo en 2023 sur son réseau Truth Social, alors qu’elle était présentée comme financée par ses fonds de campagne. Sa réapparition récente sur plusieurs chaînes de télévision nationales présente toutefois une modification majeure : la mention visible Financé par le gouvernement états-unien apposée à la fin de la diffusion.

Donald Trump, le 27 septembre 2026
Photo : Le Figaro

Un autre film publicitaire diffusé la semaine précédente reprenait déjà des slogans de la campagne de 2024, affirmant que L’Amérique ne sera jamais un pays communiste sur un accompagnement musical du chanteur JMSN, le tout également estampillé comme payé par les contribuables américains. Cette réutilisation de clips partisans aux frais de l’État a immédiatement dressé l’opposition contre l’exécutif.

La riposte de l’opposition et les poursuites engagées

Du côté des élus démocrates, la réaction a été immédiate et sévère. Le sénateur John Hickenlooper a abondé dans le même sens, qualifiant ouvertement la démarche de propagande illégale.

L’association de consommateurs Public Citizen a pour sa part franchi un pas supplémentaire en déposant plainte pour violations des lois fédérales interdire l’utilisation de fonds publics à des fins partisanes. Des figures du droit et de la politique se sont jointes aux critiques, à l’instar de Norm Eisen, ancien conseiller spécial à la Maison Blanche sous Barack Obama, qui estime que l’administration est passée de la violation de la loi à son mépris total. Même au sein du camp républicain, des voix dissonantes se sont fait entendre, comme le sénateur de Louisiane John Kennedy, qui a affirmé qu’aucun fonctionnaire ne devrait dépenser de l’argent public pour des publicités privées à son profit.

Trump accusé de propagande après un spot de pub financé par le gouvernement
Photo : 20minutes

La défense de la Maison-Blanche face au calendrier électoral

Face à la polémique, l’exécutif fédéral rejette catégorique les accusations de détournement et défend la nature institutionnelle des spots diffusés. La Presse relaye le communiqué de la Maison-Blanche qualifiant la séquence non pas de publicité politique, mais d’annonce de service public qu’il est légal de diffuser, décrivant le contenu comme pédagogique et patriotique.

C’est ILLÉGAL pour le gouvernement d’utiliser l’argent des contribuables américains pour financer des publicités politiques. […] C’est de la propagande et c’est vous qui payez la facture.

Mike Levin, élu démocrate

Un responsable américain a également tenu à relativiser l’impact direct du scrutin de novembre, soulignant que Donald Trump n’est pas formellement candidat sur les bulletins de vote des législatives de mi-mandat et que la séquence ne comporte aucun appel explicite à l’action. Reste que le chef de l’État, âgé de 80 ans, pèse de tout son poids sur la campagne en demandant aux électeurs de se comporter comme s’il figurait sur chaque bulletin, un pari risqué alors que les sondages le créditent d’un nombre restreint d’opinions favorables à l’approche d’un scrutin qui menace le contrôle républicain du Congrès.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.