À Liège, 15 commerces ont été fermés en trois mois dans le cadre d’une opération anti-activités illégales, selon une enquête de la police locale. L’initiative, lancée en mai 2026, vise à renforcer le contrôle des licences commerciales.
La police de Liège a annoncé la fermeture de 15 établissements commerciaux entre mai et juillet 2026, dans le cadre d’une campagne visant à éradiquer les activités suspectes. Selon un communiqué publié le 18 juillet, ces fermetures interviennent après des inspections ciblées sur des secteurs comme la restauration, les magasins de vente au détail et les services financiers. Les autorités affirment que ces mesures visent à « renforcer la transparence et la légalité des activités économiques » dans la ville.
Les secteurs ciblés et les sanctions appliquées
Les 15 commerces fermés concernent principalement des restaurants, des magasins de vente en ligne et des entreprises de prêt d’argent. La police a indiqué que ces établissements étaient soupçonnés de pratiquer des activités non déclarées, de ne pas respecter les normes de sécurité ou de ne pas posséder les licences nécessaires. « Beaucoup de ces entreprises n’avaient pas de permis de construire ou de certificats de conformité », a expliqué un porte-parole de la police à *La Dernière Heure*. Les sanctions incluent des amendes, des interdictions temporaires de fonctionner et, dans certains cas, la saisie des biens.
Réactions des acteurs locaux
Les commerçants légitimes saluent l’action des autorités, mais certains craignent une sur-réglementation. « C’est une bonne initiative pour lutter contre l’irrégularité, mais il faut éviter que les petites entreprises soient affectées », a déclaré Édouard Moreau, président de la Chambre de commerce de Liège. En revanche, l’association de consommateurs *Consom’Action* a soutenu les mesures, soulignant que « les citoyens méritent des services fiables et transparents ».
Les défis et les prochaines étapes
Malgré les succès initiaux, les autorités reconnaissent des limites. « Nous avons besoin de plus de personnel pour inspecter les 12 000 établissements actifs dans la région », a reconnu le maire de Liège, Sophie Lefèvre, lors d’un discours le 15 juillet. La ville prévoit d’augmenter le budget dédié aux inspections et de collaborer avec des organismes indépendants pour améliorer la vérification des dossiers. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact à long terme de cette opération.
Un modèle à suivre ?
Les résultats de Liège attirent l’attention d’autres villes belges. Bruxelles et Anvers ont annoncé l’élaboration de programmes similaires, selon une analyse de *Le Soir*. « Ce qui se passe à Liège est un exemple concret de comment lutter contre l’économie informelle », a commenté le conseiller économique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Marc Dufresne. Cependant, des experts soulignent que « la réussite dépendra de la capacité à équilibrer contrôle et soutien aux entreprises légitimes ».
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