La ville côtière d’Obama, dans la préfecture de Fukui, a joué un rôle essentiel dans l’approvisionnement de Kyoto en maquereau pendant l’époque féodale, une relation historique aujourd’hui mise en lumière. Ce lien, forgé par la célèbre route du maquereau, témoigne d’un commerce florissant qui a façonné les habitudes alimentaires de l’ancienne capitale impériale.
Le maquereau pêché dans les eaux de la baie de Wakasa était transporté sur environ 60 kilomètres jusqu’à Kyoto grâce à un réseau de routes, dont la plus fiable était la Wakasa Kaido. Cette voie permettait aux marchands de livrer le poisson en moins de 24 heures, en le conservant dans de la saumure pour garantir sa fraîcheur. « Les hommes et les chevaux pouvaient quitter Obama et atteindre Kyoto le lendemain matin, assaisonnant le poisson dans leurs récipients saumurés en cours de route pour garantir la fraîcheur de leurs prises », souligne l’importance de cette méthode de conservation.
Cette « route du maquereau » (Saba Kaido) n’était pas une simple voie commerciale unidirectionnelle, mais plutôt l’une des cinq routes traversant les montagnes séparant les préfectures de Kyoto et de Fukui. Le maquereau, autrefois un aliment de base de la famille impériale, est devenu un ingrédient populaire dans la cuisine kyotoïte, complétant les plats végétariens traditionnels de la ville.
À l’instar de la Route de la Soie, le Saba Kaido illustre l’importance des échanges commerciaux dans l’histoire du Japon. Cette route témoigne d’une époque où la logistique et la conservation des aliments étaient cruciales pour assurer l’approvisionnement des grandes villes comme Kyoto.
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