Publié le 12 décembre 2025 à 09h09. Un passionné de détection métallique du comté de Neamț s’est retrouvé au centre d’une enquête policière après avoir accumulé un trésor d’objets anciens, potentiellement volés sur des sites archéologiques protégés.
- Un homme de 57 ans est soupçonné d’avoir illégalement fouillé des sites archéologiques avec un détecteur de métaux.
- La police a saisi une collection d’artefacts datant du XIXe siècle, comprenant des pièces de monnaie, des bijoux et des outils.
- Deux mandats d’arrêt ont été exécutés dans le cadre de cette affaire, impliquant l’homme de 57 ans et un complice de 35 ans.
Les faits se sont déroulés entre janvier 2023 et octobre 2025 dans plusieurs localités du comté de Neamț. Selon les premières investigations du Service d’Investigation Criminelle (SIC) local, l’homme de Gârcina aurait mené des recherches sur des sites protégés sans l’autorisation du ministère de la Culture. Ces fouilles illégales ont permis de déterrer une quantité importante d’objets d’une valeur historique potentielle.
Le 11 décembre, des perquisitions ont été menées au domicile des deux suspects, à Gârcina. Les forces de l’ordre, appuyées par des experts de la police scientifique et des membres du Service des Actions Spéciales, ont découvert une collection hétéroclite d’artefacts. Parmi les pièces saisies figurent des pièces de monnaie datant de la période 1830-1885, un médaillon commémoratif dédié à Charles Ier (1839-1939), une croix, des bagues et des fragments de bijoux anciens. Des objets utilitaires tels qu’une boucle en bronze, un rouble en argent, deux haches en fer, une enclume et un annar ont également été retrouvés, ainsi que divers fragments métalliques.
Tous les objets ont été placés sous scellés afin de permettre une expertise approfondie et de déterminer leur origine exacte. L’enquête vise à établir si ces biens proviennent de vols commis sur des sites archéologiques et à documenter l’étendue des activités illégales des deux hommes. Les autorités cherchent notamment à identifier tous les sites qui auraient été fouillés et à évaluer l’ampleur des pertes pour le patrimoine culturel roumain.
L’affaire est suivie de près par les autorités compétentes, qui rappellent l’importance de la protection du patrimoine archéologique national. La législation en vigueur interdit formellement la fouille de sites archéologiques sans autorisation préalable, sous peine de sanctions pénales.