Les données de suivi en ligne, intégrées à des codes invisibles sur des sites web, sont de plus en plus scrutées par les autorités européennes. Une nouvelle enquête de l’Autorité de contrôle des données de Hambourg (Allemagne) révèle que Meta, la société mère de Facebook et Instagram, collecte illégalement des données personnelles via des pixels de suivi sur des sites tiers.
L’enquête, menée en collaboration avec d’autres autorités européennes de protection des données, a conclu que Meta ne dispose pas d’une base juridique suffisante pour collecter et traiter ces données. Les pixels de suivi, de petits fragments de code, permettent à Meta de suivre le comportement des utilisateurs sur des sites web externes, même s’ils ne sont pas connectés à Facebook ou Instagram. Ces informations sont ensuite utilisées pour diffuser des publicités ciblées.
L’Autorité de contrôle de Hambourg a ordonné à Meta de cesser cette pratique illégale et a imposé une amende de 60 millions d’euros. Selon l’autorité, Meta viole les dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en collectant des données sans consentement explicite des utilisateurs.
Cette décision intervient après une plainte déposée par un utilisateur européen, qui estimait que la collecte de données par Meta était une violation de sa vie privée. L’enquête a confirmé que Meta collecte des données sur des millions d’utilisateurs européens sans leur consentement.
Meta a déclaré qu’elle contestait la décision et qu’elle estimait respecter les lois européennes sur la protection des données. La société a toutefois annoncé qu’elle coopérerait avec les autorités de contrôle pour trouver une solution.
Cette affaire souligne la complexité croissante de la protection des données en ligne et la nécessité pour les entreprises de respecter scrupuleusement les règles du RGPD. Les autorités européennes de protection des données intensifient leurs efforts pour faire respecter ces règles et protéger la vie privée des citoyens.
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