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Accord de pêche entre la Norvège et la Russie pour 2026 – NRK Troms et Finnmark

Publié le 18 décembre 2025 à 17h18, mis à jour à 18h55. La Norvège et la Russie se sont accordées sur les quotas de pêche pour 2026 dans la mer de Barents, atteignant un compromis malgré les tensions…

Accord de pêche entre la Norvège et la Russie pour 2026 – NRK Troms et Finnmark

Publié le 18 décembre 2025 à 17h18, mis à jour à 18h55. La Norvège et la Russie se sont accordées sur les quotas de pêche pour 2026 dans la mer de Barents, atteignant un compromis malgré les tensions géopolitiques et les sanctions récentes. Cet accord, le plus bas depuis 1991 pour la morue, est crucial pour la gestion durable des ressources halieutiques de la région.

Les autorités norvégiennes et russes ont convenu de fixer le quota total de morue du Nord-Est arctique à 285 000 tonnes pour 2026, une diminution de 16 % par rapport à l’année précédente. La part de la Norvège s’élève à 139 827 tonnes.

Les négociations, qualifiées de difficiles par la ministre norvégienne de la Pêche et des Océans, Marianne Sivertsen Næss, ont été influencées par les sanctions imposées par la Norvège à deux entreprises de pêche russes dans le cadre des mesures punitives liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Les négociations de cette année ont été difficiles. La liste des deux compagnies maritimes russes a laissé sa marque dans les négociations, mais je suis heureuse que malgré cela nous soyons parvenus à un accord qui contribuera à la gestion durable des importantes ressources halieutiques du nord. »

Marianne Sivertsen Næss, ministre de la Pêche et des Océans (Ap)

Øystein Hage, rédacteur en chef du Fiskeribladet, estime que cet accord est une bonne nouvelle, d’autant plus que la Russie avait menacé de se retirer de l’accord en cas de durcissement de la politique norvégienne à son égard.

« C’est peut-être un peu surprenant si l’on considère que la Russie a menacé à plusieurs reprises de se retirer de l’accord de pêche si la Norvège durcissait sa politique à l’égard de la Russie. »

Øystein Hage, rédacteur en chef du Fiskeribladet

Le quota d’aiglefin, en revanche, connaîtra une augmentation de 18 % pour 2026, atteignant un total de 153 293 tonnes, dont 76 345 tonnes pour la Norvège. Le quota de flétan bleu reste stable à 19 000 tonnes (9 675 tonnes pour la Norvège), tandis que celui des chapeaux trompes augmente légèrement de 3 % pour atteindre 69 177 tonnes (47 807 tonnes pour la Norvège). La pêche au capelan restera fermée en 2026, comme cette année.

Audun Maråk, directeur général de l’association des propriétaires de bateaux de pêche Fiskebåt, s’est félicité de cet accord, soulignant l’importance de la coopération entre la Norvège et la Russie pour une gestion durable des stocks.

« Il est très positif que la Norvège et la Russie, malgré une situation tendue, conviennent de poursuivre leur coopération. Cela garantit une gestion durable des stocks. »

Audun Maråk, directeur général de Fiskebåt

Il a toutefois exprimé l’espoir que les quotas de cabillaud augmenteront à partir de 2027, reconnaissant que la situation actuelle est préoccupante pour le secteur de la pêche.

Les parties se sont également accordées sur un programme de recherche commun pour 2026 et sur la poursuite des mesures réglementaires techniques communes pour la pratique de la pêche. Les recommandations de quotas ont été élaborées par un groupe de travail bilatéral entre l’Institut de recherche marine norvégien et l’institut russe VNIRO, en utilisant une méthodologie internationalement reconnue.

Pour plus d’informations sur l’accord, vous pouvez consulter le communiqué de presse du ministère du Commerce et de la Pêche.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.