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ACTOR: Éric Duhaime ACTION: promet OBJECT: l’équilibre budgétaire en quatre ans HEADLINE: Duhaime promet l’équilibre budgétaire en 4 ans

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a promis le 24 août 2026 de rétablir l'équilibre budgétaire en quatre ans s'il accède au pouvoir lors des élections…

ACTOR: Éric Duhaime ACTION: promet OBJECT: l'équilibre budgétaire en quatre ans HEADLINE: Duhaime promet l'équilibre budgétai

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a promis le 24 août 2026 de rétablir l’équilibre budgétaire en quatre ans s’il accède au pouvoir lors des élections provinciales du 5 octobre prochain, tout en annonçant une cure de minceur de 47 milliards de dollars dans les dépenses de l’État.

En plein lancement de la campagne électorale provinciale, le chef conservateur a dévoilé un manifeste économique de soixante pages qui dresse un constat sévère de la situation financière de la province. Selon le document, l’omniprésence étatique et la fiscalité étouffent la prospérité des particuliers comme des entreprises.

On ne peut pas continuer à faire toujours plus de la même chose et espérer des résultats différents. Notre modèle a contribué au développement du Québec, mais il s’essouffle aujourd’hui. Il faut avoir le courage de revoir nos façons de faire.

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec

Quatre chantiers pour redresser les finances publiques

Le plan financier présenté par la formation politique s’articule autour de quatre grands chantiers destinés à relancer l’économie locale. L’objectif principal demeure le retour à l’équilibre budgétaire d’ici quatre ans, un pari que la formation compte remporter en limitant la progression des dépenses de l’État au rythme de l’inflation et en révisant l’ensemble des programmes existants.

La stratégie comprend des compressions importantes évaluées à 47 milliards de dollars sur cinq ans. Pour y parvenir, le parti mise notamment sur le départ progressif par attrition de 20 000 fonctionnaires. L’ancien chef du parti et porte-parole en matière d’économie et de finances publiques, Adrien Pouliot, soutient que ces mesures permettront de bâtir une structure administrative plus agile et de redonner de la marge de manœuvre aux entrepreneurs.

Parallèlement, la structure gouvernementale elle-même serait touchée par ces réformes. Le nombre de ministères serait plafonné à 20, ce qui entraînerait une réduction mécanique de la taille du conseil des ministres. Le parti prévoit également d’abolir le Fonds vert et le Fonds du développement économique, tout en révisant les subventions aux entreprises et les crédits d’impôt en vigueur.

Le commerce interprovincial et la lutte contre le statu quo

Le manifeste économique s’attaque également aux barrières réglementaires qui nuisent aux échanges commerciaux à l’intérieur du pays. Le chef conservateur déplore que le Québec impose de nombreuses restrictions à ses partenaires canadiens, qualifiant la province de « cancre » en matière de libre-échange interprovincial.

Si on veut remettre l’économie de Québec en marche, si on veut véritablement donner de l’oxygène à nos entreprises, ça commence par des baisses d’impôt substantielles.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a présenté lundi matin la vision de sa formation qui s’articule sur
Photo: La Voix de l'Est

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec

Pour corriger cette situation, le parti propose de s’inspirer de l’Ontario et de créer un « secrétariat à la libéralisation ». Cet organisme, qui dépendrait du Conseil du trésor et de l’efficacité gouvernementale, serait chargé de répertorier l’ensemble des exigences réglementaires québécoises afin d’éliminer celles qui nuisent à la compétitivité.

Ces ambitions de transformation se heurtent toutefois à ce que le document qualifie de « triangle de l’immobilisme ». Selon les auteurs du manifeste, les syndicats, les lobbys, les ordres professionnels, la classe politique et la bureaucratie unissent leurs forces pour préserver le système actuel au détriment des contribuables.

Priorité à l’entretien des infrastructures et allègement fiscal

Sur le plan des infrastructures, les conservateurs souhaitent inverser les priorités en accordant la primauté à la réfection du réseau existant plutôt qu’aux grands chantiers de construction. L’objectif affiché consiste à faire passer la part des investissements consacrés à l’entretien de 65 % à une fourchette se situant entre 75 et 80 %, alors qu’une proportion importante du réseau routier québécois demeure en mauvais ou très mauvais état.

'It's unacceptable': Quebec Conservative's Eric Duhaime reacts to Quebec budget

Cette orientation rejoint les préoccupations exprimées par plusieurs élus municipaux et confirmées par un sondage Léger publié la même semaine, qui indique que 82 % des Québécois considèrent l’état des infrastructures publiques comme un enjeu primordial pour le scrutin d’octobre. Enfin, la formation promet une réduction historique de la fiscalité pour la classe moyenne, bien qu’aucun chiffre précis n’ait encore été officialisé à ce stade de la campagne.

Albanese goes ‘on and on’ about election promises amid ’40 year’ budget deficit

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.