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Add to playlist: the spiky, playful free jazz of Laura Ann Singh and the week’s best new tracks | Music

La chanteuse américaine Laura Ann Singh, connue pour son travail avec le groupe de boléros Miramar, surprend avec un premier album solo audacieux, Mean Reds, qui sort le 24 octobre. Loin des rythmes latins qui ont marqué ses…

Add to playlist: the spiky, playful free jazz of Laura Ann Singh and the week’s best new tracks | Music

La chanteuse américaine Laura Ann Singh, connue pour son travail avec le groupe de boléros Miramar, surprend avec un premier album solo audacieux, Mean Reds, qui sort le 24 octobre. Loin des rythmes latins qui ont marqué ses débuts, elle explore un jazz libre énergique et imprévisible.

Après avoir passé cinq ans à façonner un son analogique chaleureux et nostalgique, imprégné d’harmonies hispaniques au sein de Miramar, Laura Ann Singh prend un virage radical avec Mean Reds. Ce premier effort solo se présente sous la forme d’un quartet de jazz libre, où les textures atonales, les cymbales éclatantes et les cuivres expressifs se mêlent à sa voix vive. L’influence d’Ornette Coleman, pionnier de l’improvisation libre, se ressent autant que la sensibilité lyrique de Joni Mitchell.

Singh avait déjà effleuré le genre en collaborant avec la compositrice Tomeka Reid sur sa suite live de 2024 inspirée par Duke Ellington. Cette première incursion complète dans l’improvisation explore également l’univers de ses contemporains. Sur le titre d’ouverture, « River and Do Not Remain », on perçoit l’écho des mélodies douces de Diane Reeves, tandis que « As Strange As It Is » évoque l’approche de Cécile McLorin Salvant, avec ses cuivres modernistes et son chant mélodique.

C’est lorsqu’elle se libère des contraintes que Singh révèle pleinement son talent. Des morceaux comme « Highway Monster » sont portés par une énergie brute et entraînante, tandis que « Counting » se présente comme une version jazz-punk d’une chanson de l’émission Sésame Street, où elle s’exclame : « Les mots-nombres sont difficiles, c’est vrai ! » Elle crée une musique ludique et débridée, dont le chaos même lui confère une vitalité saisissante, laissant présager de nouvelles évolutions stylistiques.

Cette semaine, d’autres nouveautés musicales méritent l’attention :

  • Tyla – « Chanel » : La chanteuse sud-africaine confirme son talent pour transformer les rythmes afro-house en pop dramatique.
  • Leon Thomas – « Baccarat » : L’artiste soul américain livre un morceau funk-rock audacieux, qui ferait sourire Tony Allen.
  • Jpegmafia et Danny Brown – « Roaches » : Un titre bonus de l’édition étendue de Scaring the Hoes, étonnamment positif, où Danny Brown évoque ses souvenirs d’enfance.
  • Barry Walker Jr – « Quiessence » (ft Rob Smith et Jason Willmon) : Le joueur de pedal steel du Rose City Band s’étend dans les sonorités envoûtantes de cet instrument emblématique.
  • US Girls – « Running Errands (Yesterday) » : Meg Remy propose deux versions de sa nouvelle chanson : la version « Today » est richement orchestrée, mais la version « Yesterday » est encore plus percutante, avec une production boom-bap.
  • Donna Thompson – « Meteors » : La musicienne de jazz londonienne livre des méditations introspectives sur l’amour, rappelant KeiyaA et Aja Monet.
  • Oneohtrix Point Never – « Lifeworld » : Daniel Lopatin, également compositeur de la musique du film Marty Supreme, propose un morceau planant et hypnotique.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.