À trente-sept ans, Adèle Haenel publie « Viser juste », un livre dressant le bilan de son enfance et revenant sur le silence du cinéma français après les agressions sexuelles commises par le cinéaste Christophe Ruggia.
La rentrée littéraire voit la parution de Viser juste
, le livre d’Adèle Haenel. À trente-sept ans, l’actrice se penche sur son passé, interroge son enfance et le monde des adultes, après avoir passé tant d’années en apnée à tenter de survivre, selon La Croix.
L’aboutissement judiciaire après l’arrêt de la cour d’appel
La parution de cet ouvrage intervient dans le sillage d’une décision judiciaire importante intervenue plus tôt dans l’année. En avril dernier, la cour d’appel de Paris a condamné le cinéaste Christophe Ruggia à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, pour avoir agressé sexuellement Adèle Haenel lorsqu’elle était âgée de 12 à 14 ans, rapporte La Croix. L’ouvrage paraît alors que la justice a condamné le réalisateur en avril dernier par la cour d’appel de Paris.
Le système de prédation et le silence du 7e art
Cette décision marque un aboutissement judiciaire pour l’actrice, qui décrit dans son livre le système de prédation, l’isolement progressif de l’enfant ainsi que le piège qui s’est refermé sur elle. Le texte revient également sur le silence du cinéma français face à ces agressions.
Une enquête intime au cœur de l’enfance
L’ouvrage se structure comme une investigation personnelle menée par l’autrice. Selon les informations rapportées par La Croix, le livre de la maturité est une enquête pour comprendre ce qui s’est passé pour que cet enfant trop sérieux, trop intense, du cours de théâtre devienne cette adolescente hagarde, déboussolée et éteinte
.
La reconquête de soi loin du cinéaste
Tout en racontant l’emprise et les agressions qu’elle a subies de la part du cinéaste français — qu’elle choisit de ne pas nommer dans son récit —, Adèle Haenel détaille son cheminement personnel pour reprendre possession de sa vie, d’après le quotidien.