Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Affaire de la poupée biélorusse : l’audience se poursuivra lundi prochain

Publié le 9 novembre 2023 à 16h15. L'affaire dite de la "Poupée Biélorusse", un vaste réseau de corruption impliquant d'anciens magistrats et des hommes d'affaires, a connu un nouveau rebondissement avec le report de l'audience au 10 novembre.…

Affaire de la poupée biélorusse : l’audience se poursuivra lundi prochain

Publié le 9 novembre 2023 à 16h15. L’affaire dite de la « Poupée Biélorusse », un vaste réseau de corruption impliquant d’anciens magistrats et des hommes d’affaires, a connu un nouveau rebondissement avec le report de l’audience au 10 novembre. Les accusations portent sur des pots-de-vin versés pour influencer une décision judiciaire cruciale dans un litige commercial.

  • Le mari de l’ancienne ministre de la Cour suprême Ángela Vivanco, Gonzalo Migueles, ainsi que les avocats Mario Vargas et Eduardo Lagos, sont accusés de corruption et de blanchiment d’argent.
  • L’enquête porte sur des paiements totalisant 45 millions de pesos chiliens (environ 50 000 euros) versés à Ángela Vivanco via son mari, en échange d’une décision favorable à un consortium chilien-biélorusse.
  • Le parquet a demandé la détention préventive des accusés.

L’affaire, qui secoue le monde judiciaire chilien, a été renvoyée au lundi 10 novembre par le Septième Tribunal de Garantie de Santiago, à la demande des avocats de la défense. Gonzalo Migueles, Mario Vargas et Eduardo Lagos se sont présentés aux Carabineros (police chilienne) après l’émission de mandats d’arrêt à leur encontre.

Au cœur de l’enquête menée par la procureure régionale de Los Lagos, Carmen Gloria Wittwer, se trouve un litige commercial opposant le consortium chilien-biélorusse Belaz Movitec à la société d’État Codelco, principal producteur de cuivre du Chili. Selon l’accusation, les avocats Vargas et Lagos auraient versé 45 millions de pesos chiliens à l’ancienne ministre Vivanco, par l’intermédiaire de son mari, afin qu’elle se prononce en faveur du consortium dans le cadre d’un appel d’offres contesté.

Ángela Vivanco, qui présidait la chambre de la Cour suprême chargée de l’affaire, a finalement condamné Codelco à verser 17 milliards de dollars au consortium. Gonzalo Migueles aurait ensuite blanchi une partie de ces fonds, ainsi que des sommes supplémentaires en dollars, grâce à des transactions avec les conservateurs immobiliers Sergio Yáber (Puente Alto) et Yamil Najle (Chillán). Ces deux derniers sont également poursuivis en justice par le Conseil de défense de l’État (CDE), aux côtés de Vivanco, Migueles, Lagos et Vargas.

Le CDE a déposé plainte mercredi devant le tribunal, dénonçant des délits de corruption, de collusion et de blanchiment d’argent. Selon le CDE, les avocats Lagos et Vargas, ainsi que les conservateurs Yáber et Najle, ont orchestré une série d’actes illégaux pour faciliter les paiements irréguliers à Migueles, en échange de l’influence de l’ancienne ministre en faveur du consortium chilien-biélorusse (CBM). Ce dernier fournissait des services à Codelco et avait vu son contrat résilié prématurément.

L’ancienne ministre Vivanco est accusée d’avoir pris une série de décisions favorables au consortium, en se basant sur des recours, des plaintes et des appels présentés devant la Cour suprême, en violation de ses devoirs et en échange d’avantages économiques pour son partenaire. Un enregistrement audio, révélé lors de l’audience, entre Sergio Yáber, conservateur immobilier de Puente Alto, et Claudio Barrena, notaire de San Miguel, suggère des détails sur les pots-de-vin présumés versés à Ángela Vivanco et Gonzalo Migueles, ainsi que sur l’implication de Mario Vargas dans l’affaire.

Source : www.24horas.cl

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.