Le gouverneur de l’Alabama, Kay Ivey, a annoncé la mise à exécution de Corey Johnson, condamné à mort en 2011, après que le Tribunal suprême des États-Unis a rejeté sa dernière requête de suspension le 30 juillet 2026.
Le gouverneur de l’Alabama, Kay Ivey, a confirmé la programmation de l’exécution de Corey Johnson, un prisonnier condamné à mort pour meurtre en 2011, après que le Tribunal suprême des États-Unis a rejeté sa requête de suspension le 30 juillet 2026. Johnson, âgé de 49 ans, a été condamné pour le meurtre d’un policier à Montgomery en 2005, selon un communiqué du Bureau du gouverneur.
La condamnation à mort de Corey Johnson
Corey Johnson a été reconnu coupable du meurtre d’un policier, James Jackson, lors d’une confrontation en 2005. Le jury a rendu son verdict en 2011, et la peine de mort a été confirmée par les tribunaux d’appel. Johnson a déposé plusieurs recours pour contester sa condamnation, mais aucun n’a réussi à annuler la sentence. Selon les documents judiciaires, il a été transféré au pénitencier d’Allen en 2023, où il a attendu l’exécution.
Le rôle du Tribunal suprême
Le Tribunal suprême des États-Unis a rejeté la demande de suspension de l’exécution de Johnson le 30 juillet 2026, confirmant ainsi la décision des tribunaux inférieurs. Les avocats de Johnson avaient argumenté que l’absence de procédure réglementaire pour l’administration de la mort subite constituerait une violation de la Constitution. Cependant, le juge Samuel Alito a souligné dans son vote que « les États ont le droit de choisir les méthodes d’exécution qui leur conviennent, à condition qu’elles ne soient pas cruelles ou inusitées ».
Une source proche du dossier a déclaré au New York Times que Johnson a reçu une dernière visite de sa famille le 29 juillet, quelques heures avant le rejet de sa requête. « Il a été calme, mais il a exprimé son regret pour les dommages causés », a précisé la source, sans fournir de détails supplémentaires.
Les implications juridiques et éthiques
L’exécution de Johnson marque le premier cas d’application de la peine de mort en Alabama depuis 2022, selon les données du Bureau du procureur général. Le gouverneur Ivey a affirmé dans un communiqué que « la justice doit être rendue, même si elle est difficile à accepter ». Cependant, des groupes de défense des droits humains, comme Amnesty International, ont condamné la décision, estimant que l’exécution « est une violation de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme ».
Le procédé d’exécution, qui utilisera une dose de médicaments administrés par voie intraveineuse, a été validé par le gouverneur en 2023. Les médecins du pénitencier ont confirmé que les protocoles sont conformes aux normes fédérales. Cependant, des experts en droit pénal ont noté que « l’absence de transparence sur les fournisseurs de médicaments pourrait entraîner des procédures contestées ».
La date exacte de l’exécution n’a pas été divulguée, mais des sources indiquent qu’elle pourrait avoir lieu avant la fin de l’année. Johnson a jusqu’à 14 jours pour déposer une nouvelle demande, selon le Code de procédure pénale de l’Alabama.
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