Publié le 4 décembre 2024 à 10h54. Une famille lausannoise a été surprise de devoir payer un billet de 45 francs (environ 45 euros) pour son bébé de huit mois lors d’une représentation du spectacle « Aladin », soulevant la question des conditions d’accès aux événements culturels pour les très jeunes enfants.
- Une famille a dû acquitter 45 francs pour un bébé de huit mois afin de pouvoir assister à la comédie musicale « Aladin » au Métropole de Lausanne.
- L’organisateur justifie cette politique par des contraintes de sécurité et de capacité d’accueil.
- L’incident a suscité une vive réaction de la part des parents, qui estiment que le coût est disproportionné compte tenu de l’âge du bébé.
Une famille de cinq personnes a exprimé sa déception après avoir assisté à la comédie musicale « Aladin » au Métropole de Lausanne dimanche dernier. La présence d’un bébé de huit mois au sein du groupe a engendré une situation inattendue : l’obligation d’acheter un billet à son nom.
« J’avais cru que ce serait gratuit, comme c’est souvent le cas au cirque Knie ou dans les avions, mais ce n’était pas le cas », a confié la mère de famille. « On nous a informés que le bébé devait bénéficier d’une place à 45 francs. » Malgré des tentatives de négociation, les organisateurs sont restés inflexibles. « Nous avons essayé d’expliquer que le bébé dormait et qu’il ne pouvait de toute façon pas s’asseoir seul sur un siège… mais rien n’y a fait », a-t-elle ajouté.
Ce que dit l’organisateur
Soucieux de ne pas gâcher la sortie de leurs deux aînés, âgés de 5 et 7 ans, les parents ont finalement accepté de payer le montant réclamé, bien à contrecoeur. « Pour un coût total dépassant les 200 francs, ce spectacle laisse un arrière-goût amer », ont-ils déploré.
Interrogé par 20 Minutes, l’organisateur a reconnu la légitimité de la colère des parents, tout en défendant la pertinence de cette règle. « Si nous autorisions l’entrée gratuite de quinze nourrissons dans la salle, cela pourrait nuire à l’expérience du public », a expliqué Michael Drieberg, directeur de la production musicale live. Il a également évoqué les limites de capacité des salles, ainsi que les impératifs liés à l’assurance et à la sécurité en cas d’évacuation.
« Les équipes du Métropole ont simplement appliqué les consignes que nous avions établies. L’âge recommandé pour « Aladin » est de 6 ans. »
Michael Drieberg, directeur de la production musicale live
« Il est peut-être préférable de ne pas assister à un spectacle aussi bruyant avec des bébés de quelques mois », a-t-il poursuivi. Il a souligné que la plupart des événements proposent un âge minimum recommandé, souvent de 3, 4 ou 6 ans. Fort heureusement, ce type de situation reste rare : « Le bon sens des familles semble généralement prévaloir. »
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