Home DivertissementAll Her Fault review – Sarah Snook’s terrifying thriller is an absolute pleasure to watch | Television

All Her Fault review – Sarah Snook’s terrifying thriller is an absolute pleasure to watch | Television

by Antoine Girard

Une disparition d’enfant plonge une communauté aisée dans le chaos et révèle les fissures cachées derrière des façades parfaites. La série « All Her Fault », adaptation du thriller à succès d’Andrea Mara, explore les dynamiques complexes de la maternité, du couple et des secrets inavouables.

L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues : Marissa Irvine (interprétée par Sarah Snook, connue pour son rôle dans « Succession »), une riche conseillère financière, se rend au domicile d’une autre mère d’élève, Jenny, pour récupérer son fils de cinq ans, Milo, après un après-midi de jeux. Mais à l’adresse indiquée, personne ne reconnaît Jenny, ni sa nounou, Carrie (Sophia Lillis), et surtout, personne n’a vu Milo depuis qu’il a quitté l’école avec Carrie. L’enfant a disparu, son traceur en ligne retrouvé brisé sur le parking de l’établissement, et aucune demande de rançon ne se manifeste dans les délais habituels.

Au fil de huit épisodes haletants, un éventail de personnages potentiellement suspects se dévoile, chacun avec son propre passé et ses propres motivations. Parmi eux, Peter (Jake Lacy, qui s’impose comme un acteur incontournable des rôles d’hommes américains dissimulant de sombres secrets, après « A Friend of the Family » et « The White Lotus »), le mari de Marissa, qui s’occupe de son jeune frère Brian, handicapé suite à un accident d’enfance pour lequel leur sœur Lia (Abby Elliott, de « The Bear ») se sent responsable, et dont les années de toxicomanie et de cure de désintoxication sont financées par Peter. La série interroge ainsi la possibilité même d’un acte véritablement altruiste, ou d’un homme véritablement bon. Jusqu’où irait-on pour protéger ses propres intérêts ?

La disparition de Milo coïncide avec un congé de la nounou des Irvine, Ana (Kartiah Vergara). Son absence est-elle fortuite ? À son retour, elle nie avoir même parlé à Carrie, un mensonge que ses employeurs et la police sont contraints d’accepter comme implausible. Colin (Jay Ellis), l’ami et collègue de Marissa, apporte son soutien à la famille, tout comme Jenny, qui offre une amitié sincère qui surprend les maris et les enquêteurs, mais pas autant Marissa, qui l’accepte avec empressement.

Marissa et Jenny avaient brièvement tissé des liens lors d’une soirée scolaire particulièrement pénible, toutes deux harcelées par Sarah Larsen (Melanie Vallejo), la présidente du PTA, incarnation de la mère au foyer parfaite, mais aussi d’une rivalité sournoise. Elles avaient reconnu partager la rage et la culpabilité qui caractérisent la vie des mères actives, dont les maris peinent encore à concevoir l’éducation des enfants comme une responsabilité partagée. Jenny se sent coupable d’avoir laissé Carrie entrer dans leur vie, car c’était à elle de vérifier ses références. Marissa ne la blâme pas. Marissa se blâme pour tout. Et Sarah aussi. Et les médias, lorsque l’histoire devient publique.

Le lien entre les deux mères se renforce sous la pression, et permet à Jenny de se reconstruire. La série explore également en profondeur l’histoire secondaire de Jenny, ajoutant une dimension supplémentaire à l’intrigue. « All Her Fault » est une réalisation remarquable, où chaque détail trouve sa place et où tous les éléments narratifs s’imbriquent avec une fluidité impressionnante. On est captivé par le point de départ terrifiant, mais on reste surtout pour le plaisir pur de suivre une histoire parfaitement maîtrisée.

« All Her Fault » est disponible sur Sky Atlantic et Now. Aux États-Unis, la série est diffusée sur Peacock, et en Australie sur Binge.

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