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All’s Fair review – Kim Kardashian’s divorce drama is fascinatingly, existentially terrible | Television

La nouvelle série de Ryan Murphy, All’s Fair, disponible sur Disney+, est une déconvenue majeure. Avec Kim Kardashian, Naomi Watts et Niecy Nash dans les rôles principaux, cette fiction juridique californienne peine à convaincre, accumulant les maladresses et…

All’s Fair review – Kim Kardashian’s divorce drama is fascinatingly, existentially terrible | Television

La nouvelle série de Ryan Murphy, All’s Fair, disponible sur Disney+, est une déconvenue majeure. Avec Kim Kardashian, Naomi Watts et Niecy Nash dans les rôles principaux, cette fiction juridique californienne peine à convaincre, accumulant les maladresses et les dialogues improbables.

L’intrigue suit les fondatrices d’un cabinet d’avocates exclusivement féminin, spécialisé dans les divorces de femmes fortunées. Mais l’exécution laisse à désirer, tant au niveau du scénario que des interprétations. « Mettons l’esprit d’équipe au service du travail d’équipe », lance un personnage, phrase symptomatique du manque de subtilité générale.

Naomi Watts, incarnant Liberty, enchaîne les tirades peu convaincantes : « Mon vol a été turbulent, et mon humeur aussi », confie-t-elle à un homme qui lui barre la route vers sa cliente. Les dialogues, souvent artificiels, contribuent à l’impression générale de malaise. Une cliente décrit ainsi son mari : « Il est possessif, presque comme un loup. »

Le casting, impressionnant sur le papier, ne parvient pas à sauver la série. Kim Kardashian, dans le rôle d’Allura, épouse d’un joueur de football, se montre aussi impassible qu’on pouvait s’y attendre. Naomi Watts, quant à elle, oscille entre poses et grimaces, rappelant parfois une version dégradée d’Ally McBeal. Seule Niecy Nash, dans un rôle comique qui lui convient, parvient à s’en sortir honorablement, bien que son personnage ne soit réduit qu’à une caricature de femme noire « forte et expressive ». L’actrice Sarah Paulson, habituée des séries de Ryan Murphy, peine également à donner de la crédibilité à son personnage, contrainte d’enchaîner des répliques absurdes tout en saccageant un bureau.

L’accumulation de producteurs exécutifs – Kim Kardashian, sa mère Kris Jenner, Glenn Close (dont la présence reste un mystère), Watts, Nash et bien d’autres – pourrait expliquer cette absence de direction claire. On pourrait presque y voir une illustration de l’effet spectateur, où plus il y a de personnes impliquées, moins il est probable que quelqu’un intervienne pour corriger le tir.

Les intrigues s’enchaînent à un rythme effréné, résolvant plusieurs affaires pendant que Kim Kardashian se fait les ongles. On assiste ainsi à une jeune femme qui tombe amoureuse de la personne engagée pour un trio, avant de décrocher un chèque de 210 millions de dollars (environ 195 millions d’euros) grâce à des preuves compromettantes. Une autre intrigue met en scène une femme plus âgée surprise en flagrant délit d’adultère, sur le point d’être expulsée de son domicile new-yorkais par son mari milliardaire, propriétaire de toute une chaîne de cosmétiques.

Les scènes de baisers sont particulièrement maladroites, et l’obsession pour les marques de luxe – Goyard, Elizabeth Taylor – apparaît comme déplacée. Le message d’émancipation féminine, enfin, semble dépassé, rappelant les Spice Girls d’il y a trente ans.

All’s Fair n’est pas une série volontairement kitsch ou décalée. Elle est simplement mauvaise, et ce, de manière consternante. L’ensemble manque de cohérence, les personnages sont inconsistants et le scénario est prévisible.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.